
Le pouvoir d’achat des Français pourrait en prendre un coup. Vendredi 6 mars, le ministère de l’économie a affirmé redouter une hausse des factures de gaz à partir du mois de mai, notamment pour ceux qui n'ont pas de contrat en offre à prix fixe, en raison du «mode d’indexation» de leurs contrats, rapporte RTL. Si 40 % des consommateurs français sont en offre à prix fixe, «pour les 60% restants, l'impact de la crise pourrait être ressenti sur les factures énergétiques à partir du 1er mai», confirme Bercy.
Cette tendance s’explique surtout par la guerre au Moyen-Orient puisque dès le jeudi 5 mars, dans Le Parisien, le ministre de l’Economie Roland Lescure précisait que, sur environ 10,4 millions de Français abonnés au gaz, à peu près 7 millions pouvaient «être affectés par la variabilité du prix du marché». «Mais la hausse récente des marchés ne devrait pas se ressentir avant début mai, à un moment où la consommation baisse fortement», ajoutait-il.
Une hausse du prix de l’électricité «peu probable»
Si le locataire de Bercy expliquait que «pour un foyer moyen, l'impact serait donc très faible, à peine quelques euros», le ministère de l’Economie estime que cette hausse potentielle des factures de gaz représenterait «moins de 10 euros par mois». Néanmoins, une porte-parole du Médiateur national de l'Énergie a déclaré à l’AFP que «les consommateurs qui sont en offre à prix fixe seront protégés», ce qui ne sera pas le cas de «ceux ayant souscrit des offres indexées sur le prix de référence publié chaque mois sur le site de la Commission de régulation de l’énergie».
A propos de l’électricité, Roland Lescure a tenu à rassurer les Français, en énonçant qu’une éventuelle augmentation des prix était «peu probable» car la France dispose de capacités de production électrique décarbonée disponibles, même si «l'évolution de la situation dépendra toutefois de la durée et de l'intensité du conflit international», a indiqué Bercy.


















