
Après l’essence, le gaz ? Face au conflit qui s’enlise au Moyen-Orient, la facture de nombreux Français pourrait augmenter à partir du mois de mai. En théorie, le prix du gaz a plutôt tendance à baisser quand le printemps arrive. Mais cette année déjà, les tarifs ont augmenté de 5,3% pour un usage chauffage, et de 4% pour un usage cuisson/eau chaude au 1er mars 2026. Surtout, depuis le début de la guerre, les prix du gaz ont explosé sur les marchés de gros. Il y a quelques jours, Bercy a laissé planer le spectre d’une forte augmentation pour de nombreux Français, en particulier ceux qui n'ont pas d’offre à prix fixe. «Pour les 60% restants, l'impact de la crise pourrait être ressenti sur les factures énergétiques à partir du 1er mai», a reconnu le ministère.
Cela concerne tout de même sept millions de Français. Quelle sera la hausse ? Nul ne le sait encore exactement, mais l'indice TTF néerlandais (référence du marché européen) a déjà bondi de 30% le 9 mars (après une première hausse de 40%). Pour Bercy, la hausse devrait osciller entre 5% et 10%. Toutefois, il est d’ores et déjà possible pour ces ménages de s’organiser afin d’éviter de voir leur facture flamber. Comment ? En souscrivant justement à une offre à prix fixe dès maintenant, indique RMC. Car à l’heure actuelle, contrairement à l’électricité, il n’y a plus de tarif réglementé.
Une offre bloquée un à deux ans
Il existe un tarif repère publié chaque mois par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) qui tient compte aussi bien des coûts d'approvisionnement sur le marché de gros que des coûts hors approvisionnement. Un prix repère qui a donc augmenté au mois de mars. Or, beaucoup d’offres alternatives sont indexées sur ce prix repère, donc pourraient évoluer en fonction du marché dans les semaines à venir. A l’opposé, l’offre à prix fixe bloque le prix du gaz pendant un ou deux ans le plus souvent. Toutefois, les fournisseurs changent aussi leurs offres en fonction de l’état du marché.
A l’heure actuelle, selon RMC, les répercussions des hausses dues à la guerre en Ukraine n’ont pas encore été appliquées, raison pour laquelle il ne faut pas traîner si vous souhaitez opter pour une offre à prix fixe. Comment faire pour s’y retrouver dans cette «jungle» des offres ? Déjà en vous appuyant sur le comparateur d’électricité et de gaz naturel du Médiateur national de l’énergie. Il suffit ensuite de se baser sur le prix repère actuel et de comparer le prix du kWh indiqué. Ensuite, si vous êtes convaincu, comme dans une banque ou une autre assurance, vous n’avez plus qu’à souscrire à la nouvelle offre.
Changez d’offre à tout moment
Le nouveau fournisseur se chargera ensuite de réaliser les démarches pour résilier le contrat précédent. Reste une question : s’engager pendant un ou deux ans est-il un risque si le prix du gaz venait à baisser dans quelques mois ? La réponse est non, car vous pouvez changer d’offre à tout moment, et donc rebasculer sur une offre à prix repère ou une autre offre à prix fixe plus avantageuse. RMC conseille également de faire attention en fin de contrat pour éviter les mauvaises surprises : faites une nouvelle comparaison avec le marché, et optez ensuite pour la meilleure offre !


















