
Malgré l’arrivée du printemps depuis quelques jours, les températures ont sensiblement baissé en France, dans la nuit de mardi à mercredi, à cause d’une perturbation qui traverse les régions du nord avant de s'installer sur l’ensemble du pays. «Lundi et mardi, on avait des températures comprises entre 15 et 18 degrés. Dès mercredi, elles devraient plutôt plafonner en dessous de 12 degrés, voire 10 degrés», explique Tristan Amm, prévisionniste à Météo-France. Ainsi, les températures maximales vont diminuer de 6 à 8 degrés par rapport à la veille et des gelées généralisées feront leur retour, vendredi matin, entre le Massif central et l’est du pays.
Résultat : de nombreux foyers ont rallumé leur chauffage. Mais ce n’est pas sans conséquence pour ces derniers qui voient leur facture de chauffage grimper en flèche. Les personnes qui utilisent du fioul, la facture s’élève à 1 800 euros pour 1 000 litres, contre 1 100 euros au mois de janvier, rapporte Le Point. Par exemple, Nadège a dû payer 860 euros pour une commande de 500 litres de fioul, soit 1,72 euro le litre. La famille limite donc sa consommation. «La journée, on reste sur 20 degrés et à 11 degrés la nuit», explique-t-elle au micro de LCI.
Les prix du gaz ont subi une hausse de 35%
Pour rappel, le fioul domestique est encore utilisé par 2,6 millions de ménages dont 46% dans une situation de précarité énergétique. Au total, pour 3 000 litres par hiver et par foyer, le coût du chauffage au fioul grimpe, avec les prix actuels, à plus de 5 000 euros par an.
C’est le même constat pour le gaz. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient et des frappes visant le plus grand site de gaz naturel liquéfié du monde, au Qatar, les tarifs ont explosé de +35%, passant de 27 euros le MWh à environ 60 euros aujourd’hui. Ces niveaux n'avaient plus jamais été aussi importants depuis janvier 2023, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022.
Les prix élevés jusqu'en 2027 ?
Et ce n’est pas tout puisque, selon le consultant Nicolas Leclerc, les prix vont rester élevés longtemps, même si le conflit s’apaise. «Ce qui se passe, c'est que plus les jours passent, et moins il y a de gaz qui est produit sur la planète. Ce retard-là ne pourra pas être comblé. L'impact sur les prix sera durable. Il faudra attendre 2027, 2028, qu'il y ait de nouveau beaucoup de volume qui soit mis en service un peu partout», prévient-t-il sur RMC. Pour rappel, sept millions de personnes sont concernées par cette hausse.
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