Alors que 37 millions de compteurs Linky ont été installés depuis 2010, 2,1 millions de foyers possèdent encore un compteur de l’ancienne génération. Ces installations représentent «des frais supplémentaires, notamment en raison du maintien de deux systèmes informatiques et des interventions manuelles de techniciens», indique Enedis. Alors, la Commission de régulation de l’énergie a décidé de sévir face aux récalcitrants.

Des frais supplémentaires seront infligés à ceux qui n’ont pas opéré le changement à partir du 1er août 2025, indique Merci pour l’info. À cette date, le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité sera déployé et ces utilisateurs devront s’acquitter de 6,48 euros de plus tous les mois, soit un peu moins de 40 euros par an. Depuis 2023, ces clients sont déjà prélevés d’un supplément de 9,04 euros mensuel. De cette façon, «les coûts engendrés» seront couverts par le fournisseur d’énergie.

En cas de refus réitéré, la facture grimpe encore

Les clients qui iront jusqu’à empêcher l’accès à leur compteur ou qui ne communiqueront pas leur relevé devront payer également 4,14 euros de plus par mois. Au total, la facture s’élèvera à près de 63 euros par an pour ces derniers. De cette façon, les usagers seront contraints de céder, même si certains parviennent à obtenir le retrait de leur boîtier vert.

Le déploiement des compteurs Linky, qui avait coûté 5,7 milliards d’euros, a d’ailleurs été récemment dans le viseur de la Cour des comptes. Enedis avait promis des économies importantes pour les consommateurs grâce à une meilleure maîtrise de leur consommation. Mais la situation actuelle ne tend pas vers ses objectifs et les gains réels en termes d’économies d’énergie sont estimés à seulement 1% de la consommation.