Quand on cherche un aspirateur balai pratique, robuste et abordable, on se retrouve souvent face à d’innombrables modèles. Shark et Xiaomi ont tous deux une réputation solide, et leurs appareils promettent une efficacité notoire, un usage intuitif et un entretien sans tracas. Le PowerPro de Shark avance ses propres atouts, notamment un tube coudé et un système “FloorDetect” qui adapte automatiquement la puissance d’aspiration selon le type de sol. De son côté, le Xiaomi G20 Max s’appuie sur une filtration multicyclonique performante et sur un éventail d’accessoires assez large. Dans ce comparatif, nous évaluons point par point leur ergonomie, leurs performances, leur entretien, leur réparabilité et bien sûr leur rapport qualité/prix, pour déterminer lequel arrive en tête.

Ergonomie : une prise en main plus agréable pour Xiaomi

Le Shark PowerPro adopte un style plutôt imposant. Avec son poids de 3,45 kg en configuration balai, il peut rapidement fatiguer le bras au fil du nettoyage, d’autant que le centre de gravité n’est pas parfaitement bien réparti.

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Son manche pliant “Flexology” lui permet cependant de s’incliner pour accéder aux recoins et sous les meubles, pratique pour éviter de se baisser. Concernant son rangement, il n’est pas nécessaire de l’appuyer contre un mur : on replie simplement le tube pour le ranger en position “parking”. L’absence de socle mural peut sembler déroutante au premier abord, mais ce système évite certains inconvénients (perçage de mur ou risque de chute) qui facilite son installation. En revanche, la maniabilité pourrait être améliorée, puisque sa tête d’aspiration volumineuse ne se faufile pas toujours dans les espaces exigus.

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Le Xiaomi G20 Max pèse environ 3,03 kg en configuration balai. Bien que la différence de poids par rapport au Shark ne soit pas énorme, la répartition de la masse semble plus homogène, réduisant la tension au niveau du poignet lors d’un usage prolongé. Son design minimaliste favorise la lisibilité : un seul bouton de sélection pour naviguer entre les trois puissances d’aspiration, une gâchette principale, et un écran qui affiche la charge restante par tranche de 10 %.

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Même sans tube coudé, il s’allonge parfaitement à l’horizontale pour aller chercher la poussière sous les meubles ou les lits. Les commandes sont simples et il n'est pas nécessaire de maintenir la gâchette enfoncée pendant l'utilisation. Grâce à un meilleur équilibre et une prise en main plus naturelle, le Xiaomi G20 Max marque le point.

Shark PowerPro (0 - 1) Xiaomi G20 Max

Accessoires : Xiaomi est plus généreux en la matière

Sur ce terrain, Shark a fait des concessions pour que son PowerPro reste compétitif en termes de prix. Il se limite à un suceur long et une brosse double usage meubles/tissus d’ameublement. Si vous souhaitez couvrir un large éventail de scénarios (voiture, recoins surélevés, tissus, poils d’animaux…), il faudra envisager l’achat d’accessoires supplémentaires. L’aspirateur est livré avec un petit sac souple pour stocker ces quelques pièces, mais aucun dispositif de rangement n’est intégré directement à l’aspirateur.

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Le Xiaomi G20 Max s’avère plus généreux dans le carton. Il fournit un suceur long qui peut se transformer en brossette douce, une mini-brosse motorisée pour les textiles ou les canapés, un long tube flexible, et un accessoire conçu pour récolter les poils d’animaux. Deux supports muraux sont également inclus : l’un sert de bloc mural pour l’aspirateur, l’autre pour fixer les embouts. Avec ce kit, le Xiaomi G20 Max prétend à une réelle polyvalence et permet d’aborder plusieurs types de surfaces sans racheter d’accessoires.

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L’offre de Xiaomi est sans conteste plus complète : le G20 Max remporte la manche.

Shark PowerPro (0 - 2) Xiaomi G20 Max

Performances d’aspiration : une homogénéité qui penche pour Xiaomi

Le PowerPro se dote d’une brosse multi-surfaces capable d’aspirer efficacement la poussière sur les sols durs. Sur ce type de surface, il récolte quasiment tous les débris du premier coup. Le mode intelligent “FloorDetect” bascule automatiquement en puissance élevée dès qu’il rencontre un tapis ou une moquette. Sur les revêtements fins, le résultat est satisfaisant, même si la tête a tendance à disperser un peu les plus gros déchets, obligeant parfois à un second ou troisième passage.

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Sur les tapis à poils longs, on atteint vite les limites : il faut s’acharner un peu plus, et user du mode Boost pour extirper la saleté profondément incrustée. Le moteur ne donne pas toujours l’impression d’être suffisamment puissant pour des situations extrêmes. De plus, si l’on stoppe l’aspiration trop tôt après avoir ramassé des débris, ceux-ci sont susceptibles de retomber sur le sol. Il faut donc veiller à ne pas relâcher la gâchette immédiatement.

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De son côté, le Xiaomi G20 Max propose trois niveaux de puissance que l’on sélectionne soi-même. En mode “Eco”, on peut s’occuper convenablement d’une surface dure, récupérer la majorité des poussières et petits débris sans s’épuiser. Le mode intermédiaire est à privilégier pour les moquettes et tapis : la capacité d’aspiration reste bonne, même si, comme sur le PowerPro, certains détritus volumineux sont repoussés.

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Lorsqu’il s’agit de déloger des poils d’animaux ou des saletés profondément incrustées, le mode Boost se révèle nécessaire, mais l’appareil peine alors à tenir la distance du fait d’une autonomie fortement réduite. Cela dit, en mode intermédiaire, on parvient à retirer une bonne partie des saletés sur un tapis à poils longs. Les performances globales s’avèrent satisfaisantes pour un aspirateur dans cette gamme tarifaire.

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Grâce à une meilleure polyvalence et un niveau d’aspiration plus homogène, le Xiaomi G20 Max se démarque.

Shark PowerPro (0 - 3) Xiaomi G20 Max

Niveau sonore : le G20 Max prend de l'avance

Le PowerPro fait le choix d’une tête avec brosse motorisée qui, de par sa rotation, peut générer un bruit de roulement assez envahissant. On mesure entre 73 et 78,5 dB(A) en fonction du type de sol et de la puissance, ce qui peut devenir oppressant si la séance de nettoyage se prolonge. Les moteurs de l’aspirateur ne sont pas les seuls responsables de cette nuisance : la brosse, surtout lorsqu'elle est en contact avec un tapis, ajoute un sifflement aigu qui n’est pas des plus discrets.

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Le Xiaomi G20 Max se montre globalement plus modéré. Sur sol dur, on plafonne autour de 63 à 73 dB(A). En mode intermédiaire, on se situe dans une zone jugée acceptable pour un tel appareil. En Boost, il devient plus bruyant, mais jamais autant que son concurrent direct, surtout quand la tête d’aspiration entre en scène. Les bruits de frottement sont audibles, certes, mais la sonorité reste moins agressive pour l’oreille.

Le G20 Max emporte la victoire en termes de discrétion sonore.

Shark PowerPro (0 - 4) Xiaomi G20 Max

Autonomie : frustrante pour le PowerPro

Shark promet jusqu’à 50 minutes d’utilisation pour le PowerPro, mais il s’agit du scénario le plus optimiste (en mode aspirateur à main, sans brosse motorisée, ni mode Turbo). Concrètement, sur tapis et moquettes, la batterie tient entre 23 et 34 minutes, ce qui peut être frustrant si l’on doit couvrir un grand espace. Avec l’option Boost enclenchée, on ne dépasse guère la vingtaine de minutes en usage mixte, voire moins. La recharge approche les 4 heures pour retrouver un plein complet.

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Sans surprise, le Xiaomi G20 Max tire lui aussi un trait sur les grandes virées de nettoyage quand on augmente la puissance. En mode Eco, on avoisine 54 minutes d’autonomie, légèrement en dessous de la promesse avancée par la marque de 60 minutes, mais suffisant pour l'entretien d’un logement de taille moyenne. Le mode Intermédiaire, généralement le plus sollicité, tourne autour de 28 minutes, ce qui nous semble un peu juste, mais il reste un brin supérieur à ce que propose le PowerPro. Il faut compter 2h40 pour une recharge complète, un délai plus court que chez Shark.

Le Xiaomi G20 Max garde l’avantage avec une autonomie plus rentable et un temps de recharge réduit.

Shark PowerPro (0 - 5) Xiaomi G20 Max

Entretien : ex-aequo grâce à leur démontage

Shark a soigné la conception du PowerPro pour simplifier le nettoyage des filtres et de la brosse. Le collecteur de 0,7 L se vide en ouvrant une trappe, même si quelques moutons de poussière peuvent parfois rester accrochés. Les filtres en mousse et le filtre HEPA retiennent bien la poussière fine : on note que très peu d’impuretés s’infiltrent. L’accès à la brosse est simple : quelques gestes suffisent à extraire le rouleau et à enlever les poils enroulés. Les pièces en mousse nécessitent un rinçage ponctuel, mais la fréquence ne paraît pas excessive.

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Le Xiaomi G20 Max opte pour une filtration multicyclonique qui, d’après nos constats, conserve l’essentiel des particules dans le collecteur. Les filtres en mousse et HEPA ne s’encrassent que très peu au fil des utilisations, ce qui limite la perte d’aspiration. Le collecteur, un peu plus compact (0,6 L), se vide via une trappe similaire, avec un levier qui éjecte l’essentiel des poussières, hormis quelques bouloches tenaces. La brosse de la tête principale intègre un système anti-enchevêtrement efficace : nul besoin de couper des amas de cheveux toutes les semaines. La mini-brosse motorisée n’a pas ce mécanisme, mais elle se nettoie tout de même sans trop de tracas.

Les deux aspirateurs balais se montrent faciles à maintenir. Pas de vainqueur ici.

Shark PowerPro (0 - 5) Xiaomi G20 Max

Réparabilité : une note équivalente chez les deux constructeurs

Au sujet de la réparabilité, les deux constructeurs n’atteignent pas l’excellence. Le Shark PowerPro affiche un indice de réparabilité d’environ 7,1/10. Le démontage ne requiert pas d’outils spécifiques, et on trouve certaines pièces détachées. Cependant, leur disponibilité n’est pas optimale, en particulier pour la batterie ou certains éléments structurels, sans oublier leur prix parfois élevé. Par ailleurs, le site officiel de Shark n’est pas le plus limpide pour localiser la bonne référence.

Le Xiaomi G20 Max s’offre un 7,2/10. Les accessoires, les filtres et le rouleau de la brosse se remplacent assez facilement, mais la marque ne brille pas non plus par la mise en avant des pièces détachées. La batterie n’est pas détachable par un système de clips (il faut sortir le tournevis), et l’on ne retrouve pas toutes les références sur le site officiel. En clair, ni l’un ni l’autre n’est un modèle de durabilité, même si des efforts existent.

Les deux aspirateurs font jeu égal sur cet aspect. Aucun point attribué.

Shark PowerPro (0 - 5) Xiaomi G20 Max

Rapport qualité/prix : un écart de 30 euros justifié

Le Shark PowerPro est commercialisé à un tarif moyen de 250 euros. Il se montre abordable, et son efficacité sur sol dur est loin d’être négligeable. Le tube pliable et la garantie pouvant aller jusqu’à 5 ans sont d’autres arguments à porter à son crédit. Quelques faiblesses, notamment la maniabilité limitée et la difficulté à gérer correctement certains débris plus imposants, restent en balance au regard de son prix contenu.

Le Xiaomi G20 Max se positionne quant à lui autour de 280 euros. Ses qualités globales, qu’il s’agisse de l’ergonomie, de la puissance d’aspiration plus homogène ou du niveau sonore plus discret, peuvent justifier cet écart de prix. Son éventail d’accessoires inclus permet aussi d’envisager des scénarios de nettoyage plus variés. Seul le réel besoin du mode Boost, très énergivore, peut amener à réfléchir si l’on a plusieurs tapis épais ou moquettes à traiter.

Pour 30 euros d’écart, les performances supérieures du G20 Max en font un meilleur choix.

Shark PowerPro (0 - 6) Xiaomi G20 Max

Verdict final : victoire écrasante du Xiaomi G20 Max

Après avoir comparé la maniabilité, l’efficacité d’aspiration, le bruit en fonctionnement, la facilité d’entretien, la réparabilité et le rapport qualité/prix, le Xiaomi G20 Max se détache assez nettement. Il domine dans presque tous les domaines, que ce soit la maniabilité, la gestion du bruit ou la modularité offerte par son panel d’accessoires.

Le Shark PowerPro tire tout de même son épingle du jeu sur sols durs, où il excelle en mode standard, et il reste moins cher. Mais ses contraintes (bruit plus élevé, accessoires limités, autonomie légèrement inférieure en usage réel et maniabilité perfectible) finissent par peser dans la balance.

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