La stretchflation, qu’est-ce que c’est ? Cette nouvelle expression se compose de l’anglais «stretch», qui signifie étirer, et de la contraction d’inflation, qui qualifie l’augmentation du poids d’un produit et l’augmentation plus importante de son prix. Foodwatch résume ainsi : «Gonfler le format d’un produit, souvent de quelques grammes seulement, tout en augmentant son prix au kilo ou au litre». Et bien souvent, cette augmentation de prix est exagérée et disproportionnée par rapport aux quelques grammes de produit gagnés.

Dans un communiqué publié jeudi 22 janvier, l'ONG dénonce nommément des cas «flagrants» de «stretchflation» rapportés par des consommateurs dans leurs grandes surfaces. En moyenne, sur les cas rapportés, Foodwatch a observé une hausse de prix de 17% à 27% au kilo alors que la quantité de produit augmente de 2,7% à 15%.

Parmi les produits mis en cause, on retrouve les «gnocchis extra-fromage Lustucru». Son poids est passé de 285 à 300 g entre juin 2023 et janvier 2026, soit +5,3%. Dans le même temps, le prix au kilo a subi une augmentation de 18,9%, en prenant en compte l’inflation. Ce n’est pas tout, il y a également la flammekueche Stoeffler, le bocal de cornichons de Kühne ou encore les paquets de Mikado de Lu.

Qui de la marque ou du distributeur s’en met plein les poches ?

«Avec la stretchflation, Foodwatch le montre une fois de plus : impossible de savoir qui, des distributeurs ou des industriels, s'en met plein les poches. Une certitude, les consommateurs se sentent floués. Il faut en finir avec ces pratiques marketing abusives», rapporte Audrey Morice, chargée de campagne au sein de l'ONG. Elle rappelle d’ailleurs que «la réglementation est très claire : il est interdit d'introduire les consommateurs en erreur avec le prix, la publicité ou le marketing des produits».

Contacté par TF1, Nestlé confirme l'évolution du format «La Panée Garden Gourmet» pour répondre «à une logique d'harmonisation». Le groupe conteste toutefois «toute affirmation selon laquelle nous aurions augmenté le tarif au kilo». De son côté, le groupe Mondelez explique que le prix des Mikado a «connu une augmentation dans un contexte marqué par l'inflation». Lustucru répond ne pas «avoir la main» puisque «seule la grande distribution a cette responsabilité».