Sacrée contre-publicité pour Carrefour, à Nevers (58). Son magasin de Marzy, principal hypermarché de l’agglomération, vient en effet d’écoper de 25 700 euros d’amende, pour défaut d’affichage de ses prix. Plus que le montant à payer, l’établissement se serait bien passé de la publication de cette sanction, le 28 février dernier, par la Direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) : sur son site Internet et son compte Facebook, l’administration indique avoir recensé 245 prix manquants dans l’hyper, avec pour effet d’«empêcher le consommateur de faire un achat éclairé». Un constat peu glorieux que des centaines d’internautes, comme la presse locale, se sont empressés de relayer…

Pour la grande distribution, c’est un comble. Alors que les enseignes vantent leurs bonnes affaires à longueur de publicités et que leurs patrons, tel Michel-Edouard Leclerc, assurent vouloir «casser la gueule à l’inflation», l’intendance a du mal à suivre : dans les rayons, les lacunes en matière d’affichage sont récurrentes. Et quand ce ne sont pas les étiquettes qui manquent, ce sont les prix indiqués qui sont erronés. Dans les deux cas, ce sont les clients qui font les frais de ces approximations… Pour saisir l’ampleur du problème, il suffit de lire sur Facebook les réactions à cette amende du Carrefour de Nevers Marzy. «Venez faire un tour à Leclerc Colombes, vous allez pas être déçu (sic)», écrit l’un, «Lidl aussi», renchérit un autre, tandis qu’une troisième ajoute : «Ils devraient contrôler Leclerc à Saint-Loup (69), les prix en caisse sont régulièrement différents de l’affichage en rayon

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