
Le prix de votre panier de courses a-t-il augmenté en un an ? C’est la question que doivent se poser de nombreux consommateurs, légitimement préoccupés par leur pouvoir d’achat. A l’heure de remplir le caddie, il est difficile de prévoir quelle surprise vous attend à la caisse. L’évolution de l’inflation permet de répondre à cette interrogation. En moyenne, les prix ont augmenté de 1,4% dans la grande distribution entre décembre 2024 et décembre 2025, selon l’étude menée par Circana.
Certains produits ont été plus touchés que d’autres par cette poussée inflationniste. En tête, on retrouve le café torréfié (+26,4%). Les dosettes, quant à elles, ont augmenté de 11,6%. Contactée par Capital, Emily Mayer, directrice des études à l'Institut Circana, estime que ces hausses de prix sont dues à l’augmentation du cours du café, engendrée notamment par des «récoltes moins importantes que les années précédentes»et par la spéculation. Les tablettes de chocolat n’ont pas non plus été épargnées (+18,7%). Les mauvaises récoltes de cacao seraient aussi responsables de cette envolée tarifaire. Les viandes hachées (+13,5%) et surgelées (+12,0%) ont elles aussi vu leur montant s’envoler. D’autres marchandises sont concernées : les conserves de maquereaux (+10,4%), les desserts et pâtes surgelés (+9,2%), ou encore les biscuits pâtissiers (+6,9%).
Quant aux boissons, certaines d'entre elles n’ont pas pu échapper à l’inflation : les colas (+10,8%), les limonades tonics limes (+7,3%), ainsi que les sodas et boissons gazeuses (+5,4%). En cause, cette fois : la taxe sur les boissons sucrées ?«Si les taxes augmentent, le prix pour les consommateurs grimpent aussi», résume Emily Mayer. Quant aux jus de fruits (+6,8%),c'est la pénurie des oranges qui a fait s'envoler les étiquettes.
Une diminution des prix pour d’autres produits alimentaires
A l’inverse, bonne nouvelle, certains produits alimentaires ont vu leur prix baisser. Le jambon cuit arrive en première position (-5,2%) et devance de peu la farine (-5,1%), le sucre (-4,8%), ainsi que l’huile (-4,5%). Sont également concernés : la moutarde (-4,0%), la saucisserie de volaille (-3,8%), les salades de fruits issus du rayon frais (-3,3%), ou encore les plats cuisinés déshydratés (-3,3%).
Les premiers prix en grande surface moins chers, contrairement aux marques nationales ou de distributeurs
Outre la nature du produit, le type de marque influence également le montant figurant sur l’étiquette. En moyenne, les marques nationales et les marques de distributeurs sont un peu plus chères en 2025 (+1,4% chacune). Mais les premiers prix, eux, ont vu leur montant diminuer (-0,4%).
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