
Sommaire
- Design : son arme de séduction massive (4/5)
- Connectique : le minimum ne manque pas à l’appel (3/5)
- Écran, lumineux et bien calibré (3,5/5)
- Performances, le plus puissant des smartphones pas chers (3/5)
- Photo, un capteur principal tout juste correct en journée… (2,5/5)
- Autonomie, aussi endurant que ses concurrents (4/5)
- Réparabilité, Nothing souffle le chaud et le froid (3/5)
- Les meilleures alternatives au Nothing Phone (3a) Lite
- Conclusion
En 2025, Nothing est décidément insatiable. Après son tout premier casque audio, le Headphone (1), et une nouvelle génération d’écouteurs premium, les Ear (3), la firme londonienne a officialisé, juste avant Noël, son quatrième smartphone de l’année. Après une première incursion dans le haut de gamme en juillet avec le Phone (3), puis deux milieu de gamme lancés à l’automne, les Phone (3a) et (3a) Pro, Nothing revient à ses premiers amours avec le Phone (3a) Lite, un smartphone au rapport qualité-prix agressif.
Sauf qu’à moins de 300 euros, le Phone (3a) Lite a fort à faire. Très concurrentiel, ce segment voit défiler des références comme le Samsung Galaxy A17, l’Honor 400 Lite ou le Xiaomi Redmi Note 14 5G. Pour se démarquer, Nothing mise encore et toujours sur son design transparent iconique et son interface « Glyph », mais également sur un généreux écran AMOLED à 120 Hz et une solide batterie de 5 000 mAh.
Toutefois, et comme toujours sur l’entrée de gamme, quelques concessions se nichent ici et là. Pour autant, le Phone (3a) Lite saura-t-il trouver le bon équilibre afin de se frayer une place dans notre guide des meilleurs smartphones pas chers ? Décortiquons tout cela ensemble.
Design : son arme de séduction massive (4/5)
Aussi clivante qu’audacieuse, l’esthétique des produits Nothing oscille entre néo-rétro et transparence assumée. Le Phone (3a) Lite ne renie pas sa lignée, mais à ce niveau de prix, il ne peut pas se permettre les mêmes extravagances que ses grands frères plus huppés. Il en reprend donc les mêmes codes, mais de manière assagie.
Ici, le dos transparent effet verre, protégé par du Panda Glass, laisse toujours apparaître la mécanique du téléphone, mais avec moins de fioritures. Quelques lignes, quelques vis, l’organisation est plus lisible, mais le dos retient toujours autant les traces de doigts.
L’intégration des capteurs photo est aussi moins démonstrative. Les trois objectifs sont directement incrustés dans le dos, sans gros îlot séparé. Un parti pris qui rappelle ce que proposait Samsung sur son Galaxy A16 avant de revenir en arrière avec l’A17 5G. Quoiqu’il en soit, ce choix est visuellement cohérent et surtout, le smartphone reste parfaitement stable posé sur une table.

Dernier signe d’apaisement stylistique, les glyphes sont réduites à leur plus simple expression. Ce système de lumières au dos du téléphone, qui s’illuminent pour signaler un appel, une notification ou un compte à rebours, se résume ici deux LED lumineuses discrètes plutôt qu’à tout un ensemble de segments animés.
Enfin, le dernier rejeton de Nothing reste dans la veine des grands formats de l’entrée de gamme, avec 164 x 78 x 8,3 mm pour 199 g, là où le Galaxy A17 affiche 164,4 x 77,9 x 7,5 mm pour 192 g. Sur le papier, le smartphone du Sud-Coréen est donc un peu plus fin et léger, mais à l’usage, les tranches droites et le cadre à la finition mate offrent au smartphone de Nothing une préhension très correcte, même à une main.
Connectique : le minimum ne manque pas à l’appel (3/5)
Dans cette gamme de prix, la connectique est souvent réduite à son strict minimum. Toutefois, le Phone (3a) Lite parvient à offrir autant que ses concurrents directs.
Comme eux, il fait l’impasse sur la prise mini-jack 3,5 mm et sur l’eSIM, mais propose un double emplacement nano-SIM 5G. Au besoin, l’un des deux peut servir à accueillir une carte microSD et ainsi étendre le stockage jusqu’à 2 To. Un filet de sécurité bienvenu pour ceux qui se contenteront de la version 8/128 Go plutôt que de la déclinaison 8/256 Go.
Côté sans-fil, Nothing aligne du Wi-Fi 6 sur les bandes 2,4 et 5 GHz, du Bluetooth 5.4 et le NFC pour le paiement mobile, de quoi couvrir sereinement les usages du quotidien. La connectique filaire repose sur un port USB-C en norme 2.0, suffisant pour transférer de temps en temps quelques photos ou vidéos vers un ordinateur.

Toujours bien décidé à ne pas faire comme les autres, Nothing ne s’arrête pas là et glisse enfin son grain de sel maison avec l’Essential Key. Déjà présent sur les autres smartphones de la marque, ce bouton supplémentaire, placé sur la tranche droite, permet de déclencher à la volée des captures d’écran ou des mémos vocaux aussitôt rangés dans l’Essential Space, le « coffre-fort » logiciel du constructeur.
Une idée intéressante, sauf que le positionnement de cette touche est un peu hasardeux. Il n’est pas rare de la confondre avec le bouton de verrouillage. Autre point, les touches de volume ont par conséquent migré sur la tranche gauche. Une disposition inhabituelle qui pourrait demander un temps d’adaptation.
Écran, lumineux et bien calibré (3,5/5)
Sur l’entrée de gamme, l’AMOLED s’est désormais largement démocratisé. La différence ne se fait donc plus sur la technologie d’affichage, mais sur la définition, la fluidité et la calibration. Et sur ces points, le Nothing Phone (3a) Lite a plusieurs arguments à faire valoir. Déjà, il s’appuie sur un grand écran de 6,77 pouces en définition Full HD+ (2 392 × 1 080 pixels), soit une proposition sensiblement mieux définie que celle du Xiaomi Redmi Note 14 5G (1 400 × 1 080 pixels).
Ensuite, le smartphone d’entrée de gamme de Nothing se distingue aussi d’un autre concurrent direct, le Samsung Galaxy A17. Là où ce dernier voit son taux de rafraîchissement plafonner à 90 Hz, le Phone (3a) Lite monte jusqu’à 120 Hz. L’absence de technologie LTPO, qui permettrait d’abaisser plus finement la fréquence d’affichage pour optimiser l’autonomie, reste en revanche courante à ce niveau de prix, y compris chez Samsung et Xiaomi.

Enfin, sur le terrain de la calibration, le 3a Lite se montre tout aussi sérieux. Sous notre sonde, l’écran affiche un Delta E moyen de 1,8 en mode normal, gage d’une restitution des couleurs fidèle, contre 3,25 en mode vif, un rendu plus flatteur tout en restant très fidèle.
La luminosité constitue également l’un de ses points forts, avec un pic mesuré à 1 181 cd/m² en SDR et 1 240 cd/m² en HDR. De quoi garantir une bonne lisibilité en extérieur. Sur ce point, Xiaomi et Nothing se tiennent globalement dans un mouchoir de poche.
Surtout, ils devancent largement le Galaxy A17 de Samsung, dont le pic de luminosité en SDR, le smartphone ne prenant pas en charge le HDR, plafonne autour de 890 cd/m².
Performances, le plus puissant des smartphones pas chers (3/5)
Présenté au printemps 2025, le MediaTek Dimensity 7300 Pro qui anime le Nothing Phone (3a) Lite fait partie des puces d’entrée de gamme les plus récentes. Encore peu répandu, c’est la première fois que nous l’évaluons dans nos conditions de test habituelles à l’aide de l’application Geekbench.
Comme vous pouvez le voir dans notre tableau comparatif, le Phone (3a) Lite obtient 1 023 points en single-core et 2 930 points en multi-core, avec un score GPU Compute (pour les calculs d'IA notamment) d’environ 2 500 points. Ces résultats plus qu’honnêtes le placent au-dessus du Samsung Galaxy A17, limité par son vieillissant Exynos 1330, et également devant le Xiaomi Redmi Note 14 5G, qui s’appuie sur une puce Dimensity 7025, également plus ancienne.
Pour accompagner cet ouvrage, Nothing fait encore mieux que Samsung en proposant 8 Go de RAM, là où le Galaxy A17 se contente de 4 Go. À l’usage, cela se ressent immédiatement sur ses capacités en multitâche.
L’ensemble se montre globalement fluide, même si quelques micro-ralentissements peuvent ponctuellement apparaître lors de changements rapides entre applications. Ce phénomène se manifeste plus fréquemment lorsque la batterie passe sous la barre des 20 %, le système réduisant alors automatiquement les performances du processeur pour préserver l’autonomie.
Pour les jeux, le Mali-G615 MC2 intégré au Dimensity 7300 Pro permet de faire tourner sans difficulté les titres populaires. Les jeux 3D plus exigeants nécessitent en revanche de réduire sensiblement les paramètres graphiques pour conserver une fluidité acceptable. Néanmoins, la chauffe demeure toujours maîtrisée lors des sessions prolongées, le châssis se réchauffant sans jamais devenir réellement gênant.
Enfin, et c’est l’un des véritables points différenciants des smartphones Nothing, le Phone (3a) Lite tourne sous Nothing OS basé sur Android 15. Une couche logicielle volontairement épurée qui se distingue par quelques fonctionnalités, dont des personnalisations graphiques bien pensées.
En plus de l’application maison Essential Space qui centralise captures d’écran, mémos vocaux et notes via un bouton latéral dédié, l’utilisateur profite également de la Glyph Interface. Celle-ci sert à signaler visuellement les appels entrants, notifications, minuteurs, compte à rebours ou encore l’état de la charge, sans avoir à allumer l’écran. Certes, elle se limite ici à deux segments lumineux au dos, là où les modèles plus huppés de la marque en proposent davantage, mais c’est suffisant pour s’initier en douceur à l’originalité de l’écosystème Nothing.
Photo, un capteur principal tout juste correct en journée… (2,5/5)
Sur l'entrée de gamme, on relève souvent une surenchère visuelle de capteurs, décèptive en pratique. À première vue, certains smartphones donnent l’impression d’embarquer trois modules photo. Dans la pratique, seuls deux sont réellement utiles à la prise de vue, le dernier se limitant bien souvent à un capteur macro anecdotique ou de profondeur de champ.

Le Nothing Phone (3a) Lite illustre parfaitement cette tendance. Il propose un capteur principal de 50 Mpx (f/1,8) épaulé par un ultra grand-angle de 8 Mpx (f/2,2). Le troisième module, un capteur de 2 Mpx, n’est là que pour assister le détourage en mode portrait.
En pleine journée, le capteur principal délivre des clichés bien exposés et globalement satisfaisants. Le niveau de détail est correct, le piqué reste convaincant au centre de l’image et le traitement colorimétrique de Nothing se montre relativement doux, avec des teintes naturelles et peu saturées.
En revanche, la plage dynamique montre rapidement ses limites, notamment par temps couvert ou sur des scènes très contrastées. Les hautes lumières ont alors tendance à brûler, avec une perte visible d’informations dans les zones claires.
Ces faiblesses se confirment lors de nos tests en laboratoire. Sur notre mire, et à partir de l’analyse des fichiers RAW (fichiers bruts sans traitement logiciel), on relève bien une tendance à la surexposition et une gamme dynamique pas franchement bonne. Le bruit apparaît assez rapidement dès que l’on augmente la sensibilité du capteur (ISO), ce qui engendre un lissage agressif et dégrade la texture des surfaces et le niveau de détail général sur vos images finales. En d'autres termes, les performances en basse lumière ne seront pas incroyables. Le mode Nuit permet toutefois de récupérer un peu de lisibilité, mais au prix d’un rendu parfois trop artificiel. Pour nuancer un peu, on apprécie tout de même que les couleurs soient assez bien préservées en hautes sensibilités. En outre, les performances de l'appareil en basse lumière (ISO élevés) demeurent tout à fait correctes lorsqu'on les compare avec la concurrence.
Plutôt décevant, l’ultra grand-angle de 8 Mpx peut dépanner pour quelques usages occasionnels, comme les photos de groupe ou de paysages, mais il ne faut pas en attendre des miracles. Le niveau de détail est plus limité et la cohérence colorimétrique moins homogène. On note également une perte de netteté plus marquée sur les bords de l’image, un défaut classique sur ce type de module, surtout dans cette gamme de prix.
Enfin, le mode portrait, un exercice que Nothing maîtrise plutôt bien sur ses modèles plus huppés, souffre ici des mêmes travers que le capteur principal. Les hautes lumières ont tendance à brûler et le détourage manque parfois de précision sur les cheveux ou les contours complexes. Le rendu reste exploitable, mais atteint rapidement ses limites dès que les conditions d’éclairage ne sont pas optimales.
Autonomie, aussi endurant que ses concurrents (4/5)
Comme la plupart de ses concurrents directs, le Nothing Phone (3a) Lite embarque une batterie de 5 000 mAh. Lors de notre protocole de test en lecture vidéo 4K en boucle, avec une luminosité réglée à 200 cd/m² et un volume à 50 %, le smartphone a tenu 18 h 32 min avant extinction complète.
Un résultat dans la bonne moyenne de sa catégorie, très proche de celui du Samsung Galaxy A17 et du Xiaomi Redmi Note 14 5G. Une performance d’autant plus notable que le modèle de Nothing s’appuie sur une puce plus puissante, et ici en plus de cela, correctement optimisée.

Dans la pratique, cette endurance permet d’envisager sans difficulté une journée complète d’utilisation, voire une demi-journée supplémentaire lors d’un usage modéré.
Côté recharge, le Phone (3a) Lite accepte une puissance de charge filaire jusqu’à 33 W. Lors de nos mesures, il lui a fallu 33 minutes pour atteindre 50 %, et environ 1 h 05 pour une charge complète.
Des temps très corrects pour cette gamme de prix, qui lui permettent de tirer son épingle du jeu au quotidien. En revanche, pas de recharge sans fil ici, une concession habituelle sur de l’entrée de gamme.
Réparabilité, Nothing souffle le chaud et le froid (3/5)
Sur le plan de la durabilité, le Nothing Phone (3a) Lite affiche d’abord de bonnes intentions. Sur la base européenne EPREL, le smartphone décroche un label énergétique A, soit la note maximale. Dans le détail, l’endurance de la batterie par cycle est évaluée à 57 h 43, et le nombre de cycles de charge est estimé à 1 600 avant que la capacité ne descende à 80 % de son niveau d’origine. Des valeurs élevées pour cette gamme de prix, qui laissent présager une bonne tenue de la batterie sur plusieurs années.
À cela s’ajoute une certification IP54 conforme au positionnement du smartphone, qui garantit une résistance aux éclaboussures et à la poussière.

Cependant, ce bon bilan est tempéré par une réparabilité matérielle médiocre. Le Phone (3a) Lite reçoit une note de réparabilité d’environ 4,5/10, pénalisée par des sous-notes de 0,5/2 pour la complexité de conception et le temps de réparation, mais aussi pour le remplacement de l’écran.
De même, sur le plan logiciel, Nothing se montre moins généreux que ses concurrents. En effet, le Phone (3a) Lite garantit trois mises à jour majeures d’Android ainsi que six années de correctifs de sécurité. Un engagement tout juste correct, surtout quand on sait que Xiaomi monte à quatre ans et surtout que le Galaxy A17 promet un suivi de sept ans.
Les meilleures alternatives au Nothing Phone (3a) Lite
Xiaomi Redmi Note 14 5G, le rival le plus direct
Avec son écran AMOLED 120 Hz et une autonomie solide, le Redmi Note 14 5G apparaît comme l’un des rivaux les plus sérieux du Phone (3a) Lite. Toutefois, sa partie photo montre davantage de compromis, son design est plus sobre et son interface logicielle offre une expérience moins homogène que celle de Nothing OS.
Samsung Galaxy A17 5G, l’assurance d’une durabilité logicielle
Avec le Galaxy A17 5G, Samsung mise avant tout sur la stabilité et la durée de vie. Bien que toujours correctement calibré, son écran AMOLED reste limité à 90 Hz, tandis que ses performances n’évoluent quasiment pas, la marque reconduisant le même processeur que sur la génération précédente. Le constructeur se rattrape par un design légèrement revu, une autonomie en légère progression et surtout un suivi logiciel très généreux de 7 ans.
Conclusion
Petit dernier du catalogue 2025 de Nothing, le Phone (3a) Lite a quelques atouts dans sa manche pour se démarquer sur le secteur de l’entrée de gamme. À commencer par les spécialités de la marque, son design transparent unique et sa surcouche logicielle Glyph séduisante. Il peut également compter sur un écran bien calibré et surtout sur des performances supérieures à celles de ses deux concurrents directs, le Galaxy A17 et le Xiaomi Redmi Note 14 5G.
En contrepartie, il doit logiquement composer avec quelques concessions. La photo reste très moyenne, seules les photos de jour du capteur principal étant correctes, tandis que le suivi logiciel est limité à trois mises à jour Android. De même, sa réparabilité limitée et sa connectique tout juste correcte ternissent un peu le bilan global. Toutefois, pour son prix, le Phone (3a) Lite s’impose comme une proposition pertinente sur le marché.
- Design (4/5)
- Connectique (3/5)
- Ecran (3,5/5)
- Performance (3/5)
- Photo (2,5/5)
- Autonomie (4/5)
- Réparabilité (3/5)
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