
Sommaire
- Design, quelques ajustements esthétiques bien sentis (4/5)
- Connectique, du pareil au même (3/5)
- Écran, une meilleure luminosité (3,5/5)
- Performances, entre immobilisme et arrivée timide de l’IA (2,5/5)
- Photo, un capteur principal qui peine à sauver les meubles (2,5/5)
- Autonomie, un élève toujours aussi studieux (3,5/5)
- Réparabilité, un suivi logiciel record pour de l’entrée de gamme (3,5/5)
- Les meilleures alternatives au Samsung Galaxy A17 5G
- Conclusion
Depuis plusieurs années, Samsung suit un calendrier bien rodé pour ses lancements de smartphones. Les Galaxy S, modèles haut de gamme, ouvrent le bal en février, suivis en mars par les A de milieu de gamme. L’été, le constructeur sud-coréen passe à ses pliables pour terminer en fin d’année avec son offre d'entrée de gamme, le A17 5G en 2025, qui remplace l’A16 5G sorti en octobre 2024.
Moins cher que son devancier, cette nouvelle porte d’entrée du catalogue de Samsung n’a sur le papier pas beaucoup de nouveautés à faire valoir. Un design légèrement revu, une meilleure luminosité de l’écran, l’ajout d’un stabilisateur optique sur le capteur principal et la promesse d’une meilleure autonomie.
Malgré cette absence de changements radicaux, l’A17 5G pourra-t-il faire partie de notre guide des meilleurs smartphones à petit prix de 2025 ? D’autant que la concurrence s’intensifie cette année, notamment avec l’arrivée des récents Nothing (3a) Lite et Honor 400 Lite.
Design, quelques ajustements esthétiques bien sentis (4/5)
Si pour ce prix, le plastique et la sobriété sont inévitables, Samsung a tout de même pris deux bonnes initiatives esthétiques. Là où le Galaxy A16 utilisait un dos en plastique imitation verre qui retenait beaucoup trop les traces de doigts, le A17 opte pour un dos en fibre de verre mate. La résistance aux empreintes est bien meilleure et la sensation en main plus agréable.

D’autant que ce changement a également une influence sur l’allure du A17. En effet, le smartphone s’allège de 8 grammes pour s’établir à 192 g et s’affine très légèrement pour atteindre une épaisseur de 7,5 mm. Ajoutez à cela un cadre en polycarbonate et des angles savamment arrondis pour obtenir une bonne préhension au quotidien.
Seconde initiative réussie, le bloc photo vertical est désormais clairement délimité par un îlot, à l’instar des milieux de gamme (A26, A36, A56) et à l’inverse du A16 5G ou même de la série S25. Ce choix lui confère plus d’identité, tout en ne déstabilisant pas le smartphone outre mesure lorsqu’il est posé sur une table. Seule petite déception, Samsung n’a pas jugé bon de moderniser l’intégration de sa caméra avant. Cette dernière prend toujours place dans une encoche en forme de goutte d’eau un peu datée.
Connectique, du pareil au même (3/5)
L'A17 5G reprend les qualités et les défauts de son devancier en matière de connectique. Tout d'abord, il se décline en version 4G pour ceux qui désirent faire encore baisser la facture. Inaugurés sur l'A15, les boutons de volume et d'alimentation sont toujours situés sur la tranche droite dans une surélévation que Samsung appelle la « Key Island ». Un léger relief appréciable qui permet de mieux interagir avec le smartphone d'une seule main.

Pour le reste, le smartphone de Samsung est dans les clous par rapport à son positionnement. Il supporte le Bluetooth 5.3, le NFC et l'un de ses deux emplacements pour nano-SIM peut accueillir une carte microSD jusqu'à 2 To. Sans forcément monter jusque-là, cette possibilité est bienvenue puisque le smartphone n'est proposé que dans une unique version de 128 Go.
Toutefois, il est regrettable que Samsung n'ait pas songé à quelques améliorations. Si l'absence de la prise jack n'est pas une surprise, elle fut supprimée sur l'A16, la compatibilité eSIM fait toujours défaut. Certes, même la concurrence ne l'intègre pas forcément à ce prix, mais Samsung pourrait montrer l'exemple. De plus, si la Wi-Fi 5 (802.11ac) et la certification IP54, qui garantit une résistance aux éclaboussures, ne sont pas infamantes, Samsung livre une copie sans évolution pas toujours moderne.
Écran, une meilleure luminosité (3,5/5)
L'écran AMOLED du A17 5G reste un argument de poids à ce prix, même si sa taille et sa définition restent inchangées. Ainsi, le smartphone arbore une dalle Super AMOLED de 6,7 pouces FHD+ (1080 x 2340, soit 385 ppp). Pas de miracle en termes de rafraîchissement, qui s'ajuste toujours manuellement à 60 ou 90 Hz. Ce qui est légèrement plus gênant, c'est cette bordure noire un peu trop proéminente en bas, qui limite le taux d'occupation de l'écran à 86%.

Nos mesures montrent toutefois des progrès notables par rapport à l’A16 5G. Tout d’abord en matière de fidélité des couleurs, puisque l’A17 5G révèle un Delta E 2000 de 3,48 en mode vif et de 2,86 en mode normal, là où son devancier ne faisait au mieux que 3,27. Les couleurs affichées sont donc extrêmement fidèles à celles de la source vidéo.
Mieux encore, sous nos sondes, le pic de luminosité en SDR, le smartphone ne prenant pas en charge le HDR, monte à 890 cd/m². C'est mieux que les 696 cd/m² relevés en 2024 sur son prédécesseur. Ce résultat est convenable en extérieur sous un ciel gris de fin d’année, mais il y a fort à parier que la consultation sera parfois difficile sous un plus grand soleil. D’autant que même par ce temps, de nombreux reflets s’invitent à la fête, ce qui ne laisse rien présager de bon pour le printemps et l’été.
Performances, entre immobilisme et arrivée timide de l’IA (2,5/5)
Samsung avait manifestement des stocks à écouler… Alors que depuis plusieurs années, le constructeur sud-coréen opérait au minimum un léger mieux en changeant de processeur, l’A17 5G reprend à l’identique la configuration de l’A16 5G. C’est donc le même SoC Exynos 1330 qui commande, toujours accompagné d’une mémoire vive famélique de 4 Go. Alors que dans le même temps, Xiaomi fait l’effort de proposer une mémoire vive de 6 à 8 Go sur son Redmi Note 14 5G.
Il en résulte donc des résultats de benchmarks similaires et une impression au quotidien toujours aussi mitigée. Autrement dit, le smartphone n’est pas des plus véloces en multitâche. De plus, il souffre de ralentissements, ça et là, lors de l’ouverture de l’appareil photo ou d’une application de streaming comme Netflix. Il se réserve donc aux utilisateurs qui n’auront pas d’usages trop gourmands (navigation, réseaux sociaux, streaming musical…), notamment en matière de gaming où les jeux 2D ou 3D peu exigeants en ressources seront privilégiés.
Enfin, si l’IA fait sa première incursion sur cette famille de smartphone, n’espérez toutefois pas profiter des largesses de Galaxy AI. Sur l’A17 5G, elle se limite à deux fonctionnalités : "Entourer pour chercher" et la possibilité de discuter avec l’assistant Gemini via un appui long sur le bouton d’allumage. Pas de vraies fonctions photo intelligentes, ni même de transcription vocale avancée. Ce qui reste bien sûr mieux que rien.
Photo, un capteur principal qui peine à sauver les meubles (2,5/5)
Ici encore, Samsung fait dans le recyclage, puisque hormis l'ajout d'un stabilisateur optique sur le capteur principal de 50 Mpx (équivalent 26 mm, f/1,8), rien ne bouge. L'ultra grand-angle reste aussi peu ambitieux avec ses 5 Mpx (équivalent 17 mm, f/2,2), tandis que le capteur macro de 2 Mpx (f/2,4) demeure anecdotique à souhait.

Comme en 2024 sur l'A16, le capteur grand-angle se débrouille convenablement en conditions de bonne luminosité. La colorimétrie est juste et le piqué honnête sur les deux tiers centraux des clichés. Autour, les détails ne foisonnent pas outre mesure et les seconds plans manquent parfois de netteté. L'utilisation du mode pleine résolution en 50 Mpx peut éventuellement adoucir ces défauts, sans totalement les résoudre. Sans surprise, dès que la lumière faiblit, ces défauts s’accentuent.
Autre limitation technique qui illustre parfaitement les compromis imposés, il nous a été impossible de suivre à la lettre notre protocole de test et de réaliser une série de clichés de montée en sensibilité du capteur en format RAW. Seul le format JPEG est pris en charge.

Sans surprise, l'ultra grand-angle est assez médiocre. Les déformations sont monnaie courante, tandis que le manque de piqué est flagrant sur la totalité de la scène. À utiliser seulement pour dépanner, tout comme le capteur macro. En plus d'une définition ridicule, il ne dispose pas d'autofocus. Seul le mode « Portrait » tire légèrement son épingle du jeu, même si parfois le détourage s'avère poussif sur des sujets pourtant peu complexes.

Enfin pour activer le mode « Nuit », il faut se rendre dans la section « Plus » de l'application photo. En restant bien immobile durant les 4 secondes d'exposition nécessaires, les clichés délivrés sont exploitables. Aveu de faiblesse ultime, ce mode nocturne n'est disponible que sur le capteur principal…
Autonomie, un élève toujours aussi studieux (3,5/5)
Devenu la norme sur les smartphones d'entrée de gamme, le Galaxy A17 5G dispose, comme la majorité de ses concurrents et son devancier, d'une batterie conséquente de 5000 mAh. Bien évidemment, ce chiffre ne fait pas tout puisque de nombreux autres paramètres entrent en ligne de compte dans cette endurance. Outre l'optimisation logicielle qui est primordiale, l'endurance dépend également de l'écran, du processeur et bien sûr de vos usages (utilisation régulière ou non du GPS, du Bluetooth etc.).

Au vu des innombrables ressemblances entre l'A16 5G et l'A17 5G, notre protocole de test en lecture vidéo 4K s'est conclu par un score d'autonomie très ressemblant. Bien qu'il bénéficie d'une meilleure luminosité, l'A17 5G s'est montré légèrement plus endurant que son devancier, passant de 18h39 à 18h54. Un score qui le place parmi les bons élèves des smartphones pas chers.
Toujours compatible avec une recharge filaire de 25 W, le dernier rejeton de Samsung possède, peu ou prou, la même vélocité de charge que son prédécesseur. Avec son bloc d'alimentation officiel, prêté par Samsung et non fourni à l'achat, il a mis environ 47 minutes pour reprendre la moitié de ses forces et près de 115 minutes pour atteindre les 100%. C'est relativement lent, mais la concurrence à moins de 300 euros ne fait pas mieux. Seul l'Honor Magic 7 Lite propose une charge plus rapide et confortable.
Réparabilité, un suivi logiciel record pour de l’entrée de gamme (3,5/5)
Désormais étalon-mètre de tous les smartphones commercialisés en Europe depuis juillet 2025, l’étiquette énergie du Samsung A17 5G affiche une note B. Dans le détail de ce résultat, la bonne performance de la batterie est à saluer, puisqu’elle affiche une durabilité de 1200 cycles avant que sa capacité ne tombe à 80%. Correcte, mais perfectible, la réparabilité obtient une sous-note de 3,15 sur 5 (classe C). Une note qui illustre un démontage pas trop complexe et une disponibilité satisfaisante des pièces détachées. Comptez environ 80 euros pour une batterie, hors main d’œuvre.

Pour finir, Samsung propose encore cette année un suivi logiciel dans la tranche haute sur l'entrée de gamme : 6 ans de nouvelles versions d'Android et de mises à jour de sécurité. À ce petit jeu, certains smartphones deux ou trois fois plus chers font parfois moins bien. C’est le cas du récent Xiaomi 15T Pro. Cependant, il convient de mettre en perspective cette longévité. Au regard de la faiblesse du processeur Exynos 1330 et des 4 Go de RAM, tout laisse penser que l’utilisation d’un A17 5G en 2030 sera des plus laborieuse…
Les meilleures alternatives au Samsung Galaxy A17 5G
Le Samsung Galaxy A16 5G, le grand frère de 2024
Prédécesseur direct de l’A17 5G, le Galaxy A16 partage avec son successeur la quasi-totalité de sa fiche technique : même écran AMOLED, puissance équivalente, et autonomie comparable. Les différences se situent essentiellement dans un design légèrement revu, une luminosité améliorée sur le nouvel écran, et l’ajout d’un stabilisateur optique sur le capteur principal. Côté prix, l’A16 a vu son tarif baisser depuis la sortie de l’A17, ce qui en fait une alternative encore plus intéressante pour les budgets les plus serrés.
Xiaomi Redmi Note 14 5G, le concurrent le plus direct
Plus ambitieux sur plusieurs points, avec une mémoire vive variant entre 6 et 8 Go et un taux de rafraîchissement allant jusqu’à 120 Hz, le Xiaomi Redmi Note 14 5G se distingue aussi par une bonne autonomie et un capteur principal convenable. Toutefois, son allure plastique est moins séduisante, tout comme sa surcouche logicielle, moins fluide que celle des smartphones de Samsung.
Conclusion
Le Galaxy A17 5G confirme la stratégie pragmatique de Samsung sur son offre d'entrée de gamme : miser sur la stabilité plutôt que la révolution. Certes, l'écran plus lumineux et le nouveau design du dos mat, comme l'arrivée (timide) de l'IA sont autant de signes encourageants. Ajoutez à cela un suivi logiciel de 6 ans et une autonomie solide, et vous obtenez une proposition honnête sous la barre des 200 euros. Toutefois, le surplace technique en matière de performances, de photo et de charge commence à limiter son attractivité face à une concurrence plus ambitieuse, incarnée par Xiaomi, Honor et Nothing.
- Design : 4/5
- Connectique : 3/5
- Ecran : 4/5
- Performance : 2,5/5
- Photo : 2,5/5
- Autonomie : 3,5/5
- Réparabilité : 3,5/5
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