
Sommaire
- Design : compact, soigné, confortable (5/5)
- Connectique : bien sous tout rapport (4,5/5)
- Écran : le confort de la compacité et de la luminosité (4,5/5)
- Performances : puissance et IA (5/5)
- Photo : du bon, du mieux, et du décevant, un peu (4/5)
- Autonomie : une bonne endurance, une recharge trop lente… (4/5)
- Réparabilité / durabilité : un bon élève (3,5/5)
- Les alternatives au Galaxy S25
- Conclusion
Être le petit frère d’une grande gamme, c’est naître à l’ombre de smartphones encombrants, à plus d’un titre. Là où le S25 Ultra aligne les superlatifs avec une régularité métronomique, le S25 creuse un sillon davantage dans la nuance. Plus compact, plus conventionnel, il est là pour répondre à un public plus large et qui cherche le bon, voire l’excellent, mais sans trop se ruiner. Des utilisateurs qui veulent le meilleur de Samsung, sans sombrer dans l’excès. Mission réussie ?
Design : compact, soigné, confortable (5/5)
Si vous avez aimé le design du Galaxy S24, qui fait penser à ceux des iPhone depuis 2020, réjouissez-vous, il est de retour ! Le S25 lui ressemble comme deux gouttes d’eau, Samsung l’a simplement un peu affiné et allégé.
Pour le reste, on retrouve le cintre en aluminium parfaitement vertical, aux arêtes légèrement arrondies, tout comme les angles. La caméra est un simple poinçon dans l’écran en façade. Les bordures sont plutôt discrètes.

Le dos est agréable au toucher. Il prend bien les traces de doigts, mais le traitement mat les masque en partie. Sa surface totalement lisse n’est perturbée que par les trois objectifs arrières et le flash. Ils émergent du dos, seuls, sans être inclus dans un bloc, et l’effet est plutôt réussi, même si cela implique évidemment un peu d’instabilité quand le téléphone est posé sur une table. Esthétiquement, l'appareil est, comme son grand frère, d'une grande sobriété. Certains apprécieront, d'autres trouveront que le téléphone manque d'une petite touche distinctive. C'est une affaire de goûts.

Concernant l'ergonomie, dans l’ensemble la prise en main est très confortable, les boutons tombent juste sous les doigts, même si vous avez de petites mains, et l’impression premium de la finition est aussi bien visuelle que tactile. Samsung est à son affaire. Rien à redire.
Connectique : bien sous tout rapport (4,5/5)
Il va sans dire que Samsung ne fait pas les choses à moitié pour ce qui est de la connectique. Son S25 est bien entendu compatible 5G, et propose deux nanoSIM ainsi que la compatibilité eSIM. Pour la connectique sans-fil locale, l'appareil est compatible avec le Bluetooth 5.4 et avec le Wi-Fi 7, tri-bande (2,4, 5 et 6 GHz). La technologie NFC est bien sûr présente pour les paiements sans contact.

Le port USB-C est 3.2, pour des débits allant jusqu’à 10 Gbit/s si vous transférez encore des fichiers de la sorte. Et puisqu’on parle fichiers et donc stockage, précisons que le S25 est disponible en trois capacités de stockage : 128, 256 et 512 Go. La première nous semble un peu trop légère, d’autant qu’il n’est pas possible d’ajouter une carte SD pour compenser ce petit manque. C’est ici le seul reproche qu’on peut faire dans ce domaine.
Écran : le confort de la compacité et de la luminosité (4,5/5)
Samsung propose une dalle LTPO AMOLED, ce qui veut dire que le nombre d'images par seconde pourra varier automatiquement pour améliorer votre confort en fonction du contenu affiché ou optimiser la consommation énergétique de l’écran. La diagonale d’écran de 6,2 pouces offre un beau compromis entre surface d’affichage et encombrement. La dalle représente environ 91% de la surface avant - tout est fait pour que vous en preniez plein les yeux. La définition est confortable et la résolution (environ 416 pixels par pouce) n’est pas en reste.

Pour ce qui est la luminosité, nous avons relevé une luminosité maximale à 1 444 cd/m2 et un pic à 2 298 cd/m2. De quoi s’assurer que l’écran sera lisible même en pleine lumière et même avec des reflets.
Le contraste est réputé infini puisqu’on a affaire à une dalle OLED. Pour ce qui est de la fidélité colorimétrique, Samsung se débrouille très bien. En jouant des réglages, et en évitant celui par défaut qui pousse un peu trop les couleurs, on obtient un Delta E de 3,84. C'est très bon puisque ce chiffre est proche du seuil de 3, en-dessous duquel l'oeil ne fait plus la différence entre couleur attendue et couleur affichée. Mais de nos jours, les modèles haut de gamme ne sont plus simplement bons, ils sont parfaits. À noter que le S24 avait un Delta E quasiment identique l'année dernière.
Performances : puissance et IA (5/5)
La première bonne nouvelle du côté des performances est que Samsung a placé tous ses Galaxy S sous la même bannière cette année, et partout dans le monde. Le S25 embarque ainsi le même SoC (le Snapdragon 8 Elite de Qualcomm) que le S25 Ultra, épaulé par 12 Go de mémoire vive.
Alors oui, il ne donne pas tout son potentiel, mais la puissance est là pour assurer tous les usages classiques, y compris les jeux gourmands en ressources, et pour faire tourner les fonctions intelligentes localement.
Le Snapdragon 8 Elite est puissant et ne chauffe pas trop, même s’il a tendance à réduire un peu la voilure si vous lui demandez des efforts longs. Cependant, comme tout bon smartphone haut de gamme, il exécutera toutes les applications présentes sur le Play Store sans rechigner ni ralentir.
One UI 7/Android 15 est un plaisir de fluidité et de réactivité. La Now Bar et le Now Brief prennent leur sens peu à peu, en vous faisant un petit résumé par intelligence artificielle de ce qui vous attend dans la journée, de la météo du jour, des réunions prochaines, etc.
Comme l’an dernier, Samsung mise sur l’IA pour distinguer son smartphone de la masse de la concurrence. Le géant coréen continue d’estomper les frontières entre son assistant, Bixby, et celui de Google, Gemini. Les fonctions phares sont là : transcription audio, résumé de notes, génération d’image et même une sorte de mode studio audio pour nettoyer le son des vidéos. Bien entendu, Circle to search est également de la partie et s’inspire de Shazam pour reconnaître un morceau de musique.
Bref, l’IA gagne en maturité et en intérêt, mais n’est toujours pas la fonction qui vous fera acheter un smartphone. Disons que c’est un plus agréable et qui peut s’avérer utile de temps à autre, selon vos usages.
Photo : du bon, du mieux, et du décevant, un peu (4/5)
Sur le papier, Samsung ressert la partition photo qu’il nous proposait l’an dernier avec le S24. Trois modules, un grand-angle, un ultra-grand-angle et un téléobjectif. Mais, la partie logicielle, elle, a été améliorée, et on sait l’importance de la photographie computationnelle sur nos smartphones.
Le module principal produit de jolis clichés en pleine lumière, avec des couleurs agréables, un niveau de détail convaincant. Nous avons toutefois relevé une tendance à produire du bruit numérique même en sensibilité ISO assez basse. On constate son apparition dès 200 ISO et sa présence devient fourmillement dans les détails et aplats de couleur à partir de 400 ISO. Mais le niveau de bruit devient vraiment problématique à partir de 1 600 ISO, puisqu'il dégrade aussi grandement les couleurs (en plus des détails). N'oubliez pas que notre analyse de la montée en sensibilité traduit les capacités brutes des appareils photo de smartphone, avant tout en basse lumière, cela avant que les traitements soient appliqués par les algorithmes des constructeurs. Des algorithmes qui jouent un rôle immense, (comme dit plus haut) dans le rendu final.
On arrive toutefois à réaliser de très jolis clichés, et de très beaux portraits avec le S25, qui donnent droit à trois focales, un équivalent 23 mm, un 46 et un 69 mm pour les portraits plus serrés.
L’ultra-grand-angle est agréable, mais souffre du même mal, concernant le bruit numérique, en légèrement pire. Les détails sont ainsi définitivement perdus dès 1 600 ISO, avec une tendance à lisser les surfaces et les nuances, même en basse sensibilité. Mais on apprécie que les couleurs soient bien respectées quand on dispose d'assez de lumière. On ne saurait trop encourager à utiliser le mode photo de nuit, qui sauvera vos clichés en débouchant les ombres et en redonnant un peu de précision et de vivacité aux photos. Le travail de correction logicielle des déformations dues à l’optique est également très convaincant.

Le téléobjectif, pour finir, manque de piqué. Le traitement numérique tente de compenser cet état de fait en forçant un peu les contrastes. Mais sans trop réussir. De jour comme de nuit, les clichés obtenus ne sont pas toujours très bons.

En définitive, on apprécie d’avoir trois modules, qui offrent une bonne liberté de composition et de cadrage, mais ils sont trop différents en matière de niveau pour que la partition soit homogène. Néanmoins, Samsung réussit à offrir une partition qui donne plaisir à l'utiliser et permet de réaliser des clichés qui vont de l’excellent au plutôt honnête.
Autonomie : une bonne endurance, une recharge trop lente… (4/5)
Comme pour le Galaxy S24, Samsung propose une batterie de 4 000 mAh pour son smartphone le plus compact de la gamme S 2025. L’an dernier, le S24 atteignait les 23h06 dans le cadre de notre test d’autonomie vidéo 4K en lecture continu. Dans les mêmes conditions, cette année, le S25 s’offre un joli saut en avant puisqu’il a tenu 24h54.
Dans les faits, cela lui permet de tenir une journée sans encombre si vous n’abusez pas de certains usages gourmands comme le jeu ou le GPS.

Si on se frotte les mains côté autonomie, on fait davantage la grimace pour ce qui est de la recharge. Limitée à 25 W, elle vous demandera d’être un peu patient. Les 50% de charge sont atteints en environ 26 minutes, tandis que le plein est fait en pas moins de 77 minutes. Amateur de la recharge sans-fil, réjouissez-vous, mais pas trop, le Galaxy S25 est compatible Qi 2.1 (à 15 W).
Réparabilité / durabilité : un bon élève (3,5/5)
Au-delà de sa certification IP68, de sa protection Gorilla Glass Victus 2 et de son cintre en aluminium, qui devrait faire de lui un smartphone durable, le Galaxy S25 affiche fièrement un indice de réparabilité de 8,5/10.

Hormis les traditionnels points noirs de la plupart des smartphones, à savoir la facilité de démontage (5,8/10), les outils nécessaires (5/10) et les caractéristiques des fixations des pièces (4/10), le smartphone du géant coréen obtient d’excellentes notes. Un quasi-sans-faute pour suivi des pièces (9 et 7,5/10) et pour leurs délais de livraison. C'est pas mal, mais on peut toujours difficilement réparer soi-même son smartphone. C'est un peu dommage, Samsung pourrait aller un peu plus loin.
Quoi qu'il en soit, ajoutez à cela un suivi logiciel de sept ans, pour autant de mises à jour majeures d’Android et de sécurité, et vous aurez une offre de réparabilité et de durabilité tout à fait honnête.
Les alternatives au Galaxy S25
Apple iPhone 16 : l'éternel rival
Bien que concourant un peu dans une catégorie à lui tout seul, l’iPhone demeure le smartphone à abattre… ou copier. Avec son iPhone 16, Apple met sur le tapis une puce puissante, un écran d’une grande qualité, une autonomie plus que solide et une partition photo plutôt honnête.
Google Pixel 9 : le roi des photophones
Design racé, Android pur, fonctions intelligentes à gogo et suivi logiciel au sommet, le Pixel 9 joue dans la cour des grands. Son offre photo est aussi particulièrement plaisante, c'est même le leader.
Conclusion
Vous vouliez une révolution par rapport au S24 ? Les mises à jour annuelles ne le permettent pas. En revanche, le S25 progresse dans tous les domaines, surtout ceux qui comptent. Plus puissant, il bénéficie d’un écran lumineux et confortable, d’une autonomie en progression, très honnête, et d’une partition photo qui offre le choix des modules à défaut d’être vraiment toujours convaincante. En l’espèce, c’est bien, et mieux que ce que propose l’iPhone 16, par exemple. On appréciera également l’effort réalisé par Samsung avec One UI, vraiment très convaincant au quotidien, et avec ses fonctions intelligentes. Elles sont parfois utiles, souvent amusantes, à défaut d’être une révolution qui change la donne.
Note du produit : 4,5/5
- Design : 5/5
- Connectique : 4,5/5
- Écran : 4,5/5
- Performances : 5/5
- Photo : 4/5
- Autonomie : 4/5
- Réparabilité : 3,5/5
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