
Sommaire
- Un design original et d’indispensables roues motorisées (4/5)
- De très bonnes performances d’aspiration et de lavage, optimisées par le détergent (4,5/5)
- Un niveau sonore moyen (3/5)
- Une autonomie suffisante pour le quotidien et pour les surfaces moyennes (4,5/5)
- Entretien : un auto-nettoyage efficace mais un collecteur moins convaincant (4,5/5)
- Réparabilité : une bonne note et des sous-notes de bon augure
- Deux alternatives au Tineco Floor One S9 Artist
- Conclusion
Le Floor One S9 Artist a été lancé au printemps dernier comme le vaisseau amiral de la gamme d’aspirateurs laveurs de Tineco, à un tarif flirtant avec les 900 euros. Désormais, on peut se le procurer pour environ 300 euros de moins. Cela reste une somme rondelette, mais bien plus raisonnable, d’autant que les fonctionnalités du S9 Artist sont loin d’être dépassées. S’il fait l’impasse sur un nettoyage des sols à l’eau chaude ou à l’aide d’une raclette comme le proposent certains, on profite tout de même de caractéristiques élaborées, dont un mode automatique, un nettoyage bord à bord, une architecture qui permet un nettoyage à plat sur le sol, ou encore un auto-nettoyage à l’eau chaude suivi d’un séchage rapide en seulement 5 minutes.
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Un design original et d’indispensables roues motorisées (4/5)
Le nom que Tineco a donné à son S9 Artist en dit long quant aux prétentions de la marque concernant l’esthétique de l’appareil. Il faut admettre que son architecture longiligne et sa façade plate grise épurée ont de l’allure. Et quand on commence à l’utiliser, il se distingue immédiatement par le sommet de son châssis qui s’illumine de différentes couleurs. La bande de Leds est placée sous une épaisse couche de plastique transparent (Tineco parle de « Cristal IMD »), ce qui participe à l’originalité du design, que la marque dit « inspiré par les aurores boréales » Cela nous a plutôt fait penser à des bonbons gélatineux aux couleurs flashy qu’on mangeait étant enfant. Quoi que cela évoque, le S9 Artist se distingue et ne laisse pas indifférent.

Le design en question n’a pas seulement une vocation esthétique. Tout d’abord, le S9 Artist peut nettoyer le sol en étant entièrement allongé. Sa face avant toute plate, sans aucune aspérité, facilite les manœuvres (même le réservoir d’eau sale est placé à l’arrière).

De plus, pour pouvoir passer sous un maximum de meubles, il est vraiment fin : nos mesures ont confirmé l’épaisseur de 12,85 cm annoncée. Nous avons apprécié de pouvoir passer sous notre table basse sans difficulté, même si c’est encore un peu épais pour laver sous notre canapé. On aurait surtout aimé que la tête de lavage soit un peu plus largement articulée, notamment lorsque l'aspirateur est allongé, pour gagner en maniabilité.

Un mot des affichages lumineux qui n’ont pas seulement un rôle décoratif. Ils fournissent aussi des indications sur l’état du S9 : bleu pendant l’aspiration, rouge quand une quantité de saleté importante est détectée ou lorsqu’une manipulation est nécessaire (par exemple vider le réservoir d’eau sale ou remettre de l’eau propre), vert quand la batterie est en charge… Ces illuminations sont secondées par des icônes qui apparaissent à l’écran et par des annonces vocales. Il est possible de désactiver ces dernières, mais elles ont le mérite de faciliter la compréhension, notamment lors des premières utilisations. Seul léger regret : l’autonomie, qui s’affiche en pourcentage, certes par pas de 1 %, mais à notre sens, c’est toujours moins évocateur qu’une durée.

L’écran, en couleur, est d’une taille suffisante pour être lisible. Quant aux commandes, elles sont composées de seulement deux boutons, pour démarrer et/ou arrêter le lavage (qui est aussi stoppé quand on relève le manche), et choisir le mode. Trois sont disponibles : Automatique, Max et Succion pour absorber du liquide. L’utilisation est donc très intuitive.
Pour préserver la finesse du S9, Tineco a choisi d’installer le réservoir sur la partie supérieure de la tête de lavage. Cela présente l’avantage de déporter le poids vers le sol, ce qui n’est pas négligeable d’autant que ce réservoir contient tout de même 1 litre. Selon la marque, cette architecture présente un autre atout : appliquer plus de pression au sol, ce qui participerait à l’efficacité de lavage. Le remplissage s’effectue par une ouverture placée sur l’une des tranches, qu’on aurait aimée un peu plus large pour faciliter l’opération. Notre seul regret concerne quelques gouttes que le S9 Artist a tendance à laisser échapper quand on le déplace d’une pièce à l’autre, avant ou après le lavage – nous avions déjà constaté un tel phénomène avec des modèles concurrents ayant la même architecture.

D’ailleurs, quand on le déplace, même incliné sur ses roulettes, on sent que le S9 Artist n’est pas un poids plume. Avec son réservoir rempli, il accuse un poids de près de 6,5 kg sur notre balance. Lorsque la séance de ménage se prolonge, on commence un peu à le sentir. Le système de roues motorisées dans les deux sens (nommé SmoothDrive) aide bien. Il est assez élaboré dans la mesure où il détecte les virages pour adapter la vitesse de rotation de chacune des roues indépendamment (plus rapide à l’extérieur du virage « qu’à la corde »). En pratique, c’est plutôt efficace car malgré une tête de lavage qui n’est pas d’une souplesse incroyable, on n’a aucun mal à longer les pieds de table, par exemple. Le degré d’assistance des roues, moyen par défaut, peut être augmenté ou diminué via l’application.
Précisons aussi que le S9 Artist se connecte au réseau Wifi, ce que nous avons réalisé sans peine. L’application n’est pas indispensable, mais recommandée. Car outre l’historique des séances de nettoyage, on peut surtout effectuer certains réglages. Si la langue peut être modifiée directement à l’aide des boutons du S9, il faut passer par l’app Tineco pour ajuster l’assistance des roues ainsi que les paramètres : on peut personnaliser la puissance d’aspiration en mode Max et l’éventuelle humidification du rouleau en mode Succion. Le mode Auto, lui, est préréglé pour que tout s’ajuste sans intervention.
De très bonnes performances d’aspiration et de lavage, optimisées par le détergent (4,5/5)
Tineco évoque une puissante aspiration de 22 kPa. Le S9 Artist n’a aucune difficulté à ramasser les saletés du quotidien, même quand le logement est copieusement sale. Il aspire avec autant d’enthousiasme la poussière, les cheveux et les poils d’animaux que des déchets plus épais comme des croquettes ou de la litière minérale. Notez que la puissance est réduite lorsque l’appareil est à plat, ce qui n’a rien d’inhabituel, mais elle reste suffisante pour fournir des résultats satisfaisants.

Dans toutes les positions, le mode Auto est à privilégier, puisqu’il se révèle efficace même lorsque les sols sont très sales, moins énergivore que le mode Max, mais également moins bruyant. Toutefois, il ne nous semble pas toujours se déclencher à bon escient. En effet, il arrive que le S9 aspire plus fort et signale une concentration de saletés inexistante ou au contraire, qu’on passe sur un petit amas de déchets visibles sans qu’il semble s’en apercevoir. Quant aux taches, alors qu’il devrait aussi ajuster la quantité d’eau pulvérisée sur le rouleau, il ne paraît jamais les repérer même lors de nos tests de nettoyage de ketchup (frais puis séché). Ça n’est pas la première fois que la technologie de capteur iLoop de Tineco nous laisse un peu dubitative.
En ce qui concerne la fonction de lavage, il est possible de l’utiliser avec de l’eau pure ou mélangée à du détergent Tineco (une petite bouteille est fournie). On peut être déçu que le S9 ne nettoie pas les sols à l’eau chaude, même si cela ne l’empêche pas d’être efficace. À ce niveau de tarif, on aurait aussi espéré un système de mélange automatique, ce qui n’est pas le cas. Il faut en effet le préparer soi-même : un bouchon de détergent pour un réservoir plein. Pour les salissures basiques du quotidien, l’eau suffit. En revanche, pour nettoyer en profondeur et déloger des traces tenaces, le détergent fait la différence. Avec de l’eau pure, en mode Auto, nous sommes parvenus à supprimer totalement les traces de ketchup séché, mais au prix de très nombreux passages. Bonne nouvelle : au final, le résultat visuel est parfait et le carrelage, en plus d’être brillant, ne colle pas. Toujours en mode Auto, avec un mélange d’eau et de détergent, on obtient un sol impeccable en frottant beaucoup moins longtemps – une dizaine de passages suffit. Là encore, le sol ne reste ni terne, ni poisseux. Pour l’élimination des taches, le mode Max ne change rien.

Quel que soit le mode, précisons que le rouleau assure un nettoyage quasiment bord à bord, en laissant à peine quelques millimètres non couverts le long des plinthes.
Un niveau sonore moyen (3/5)
Nous avons mesuré un niveau de bruit moyen, d'environ 69 dB en mode Auto, 73 dB en mode Max et autant en mode Succion. Avec un tel niveau sonore, le S9 Artist se classe dans la moyenne.
Notez que la phase de nettoyage, bien qu’assez rapide, est un peu bruyante – notamment le séchage, qui dure seulement 5 minutes certes, mais pendant lesquelles le rouleau tourne bruyamment à grande vitesse (plus de 70 dB).
Une autonomie suffisante pour le quotidien et pour les surfaces moyennes (4,5/5)
Si Tineco annonce jusqu’à 50 minutes d’autonomie, pour les atteindre, il faut jouer des réglages. En effet, en mode Auto, sur un sol pourtant assez propre (donc avec très peu de détections de zones sales), nous avons pu aspirer et laver pendant un peu plus de 38 minutes, en conservant un réglage de motorisation des roues moyen. Au vu de la maniabilité du S9 Artist et de son efficacité, cette autonomie nous a largement suffi pour nettoyer nos 70 m2. D’ailleurs, si ça n’en fait pas le plus endurant du marché, cela reste assez confortable.
Aussi, la contenance du réservoir d’eau propre (1 L) nous a permis de tenir pendant toute l’endurance de la batterie. Idem pour le collecteur d’eau sale (0,75 L), à condition de ne pas aspirer de liquides supplémentaires. Cela évite de les remplir et vider sans cesse, on apprécie.

En mode Max, sans surprise, l’autonomie diminue. En ayant opté pour la puissance d’aspiration maximale, le S9 a pu fonctionner pendant 27 minutes pendant lesquelles il a réclamé deux vidanges d’eau sale et un seul remplissage. Pour charger totalement la batterie, il faut compter près de 4 h.
Entretien : un auto-nettoyage efficace mais un collecteur moins convaincant (4,5/5)
Comme souvent avec les aspirateurs laveurs, c’est l’entretien qui pèche. Le principal reproche que nous adresserons au S9 Artist concerne son collecteur d’eau sale. Sur le dessus, une poignée mobile (qui déverrouille le bac quand on la saisit) permet d’ouvrir facilement cet élément sans se salir les mains. Mais quand on sort le bloc central, il y a une sorte de grille supposée filtrer les déchets épais. Or, ceux-ci ne restent pas sur ce tamis : ils stagnent sur le large rebord incliné du réservoir. La poussière, les cheveux et poils d’animaux s’y déposent et il faut les déloger avec les mains. De plus, la grille ne filtre pas tout car il y a pas mal de saletés aussi dans le fond du bac. Il faut donc veiller à ne pas le vider n’importe où ni n’importe comment, par exemple pour ne pas boucher un évier.

Sinon, le système d’auto-nettoyage se montre vraiment efficace. D’abord, la technologie anti-enchevêtrement fait son office car on retrouve peu de poils et cheveux autour de la brosse. Le nettoyage automatique parvient à tous les supprimer (même si quelques « paquets » restent parfois sur le racloir). En outre, l’auto-nettoyage, qui s’effectue à l’eau chauffée (par de l’air à 85°C), suivi d’un séchage à l’air chaud concerne toutes les parties de l'aspirateur laveur (d’où le nom de FlashDry), notamment le tube et jusqu’au filtre sec placé sur le dessus du collecteur – c’est un vrai plus. Effectivement, on ne retrouve quasiment pas de saletés dans le tube de la brosse, ni dans celui du collecteur. Quant au rouleau, conformément aux promesses de Tineco, il est parfaitement sec en seulement 5 minutes. Attention : pour permettre un nettoyage et un séchage rapide des éléments, le circuit est bien étanche. Il est donc indispensable de vider et rincer le collecteur dès qu’on a terminé la séance de ménage (ce qu’une invite vocale rappelle), faute de quoi les odeurs se développent à grande vitesse. Précisons que lorsque la batterie est totalement vide, on ne peut pas lancer de cycle d’auto-nettoyage immédiatement, ce qui est habituel. Mais on apprécie qu’une annonce vocale nous indique quand il est possible de le démarrer (comptez une quinzaine de minutes de charge, pour atteindre environ 7 % de batterie).
Réparabilité : une bonne note et des sous-notes de bon augure
Le S9 Artist bénéficie d’un bon indice de réparabilité, avec une note de 8,4/10. Si on étudie les sous-notes dans le détail, elles sont vraiment rassurantes. En effet, c’est surtout sur les délais de livraison des pièces détachées nécessaires aux réparations que l’appareil perd des points. Au contraire, il est très bien noté sur les critères de durée de disponibilité de ces pièces et sur leur prix. On devrait donc pouvoir le faire réparer sans difficulté, moyennant un peu de patience.
Deux alternatives au Tineco Floor One S9 Artist
Dreame H15 Pro
Le Dreame H15 Pro, actuellement vendu à un prix assez proche, constitue une très bonne alternative. Lui aussi un peu lourd, il présente l’avantage de nécessiter peu d’entretien et d’être endurant.
- Lire le test complet du Dreame H15 Pro
Rowenta X-Clean 10
Pour quasiment le même tarif, le Rowenta X-Clean 10 fait partie de nos chouchous. Il se distingue clairement par sa légèreté et sa super maniabilité.
- Lire le complet du Rowenta X-Clean 10
Conclusion
On pouvait reprocher au Tineco Floor One S9 Artist d’être vraiment onéreux à son lancement, mais son prix en baisse est devenu beaucoup plus raisonnable et aligné avec ses spécifications. S’il regroupe certaines caractéristiques dignes d’un modèle premium, à l’instar d’un auto-nettoyage à l’eau chaude et un séchage ultra rapide, une utilisation possible à plat, un mode Auto, le nettoyage bord à bord et la connectivité, certaines sont absentes comme le lavage des sols à l’eau chaude ou le dosage automatique de détergent. On peut reprocher son poids et on mode auto qui n’optimise pas son efficacité comme on pourrait l’espérer. Sinon, le S9 Artist est beau, pratique, plutôt endurant et efficace pour aspirer comme pour laver. Si le fait qu’il soit légèrement bruyant (et pas à outrance) ne vous dérange pas, vous pouvez vous laisser tenter car sur les autres critères, il assure plutôt pas mal.
Note de la rédaction : 4,1/5
- Ergonomie : 4/5
- Efficacité d’aspiration et de lavage : 4,5/5
- Niveau sonore : 3/5
- Autonomie : 4,5/5
- Entretien : 4,5/5
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