Quelle est l’origine des NFT ou « Non Fungible Tokens » ?

Un premier standard technologique sur la blockchain Ethereum

Le terme de « non fungible token » connaît ses premières occurrences en 2016, avec la création d’un standard NFT technologique déployé sur la blockchain Ethereum, l’ERC-721. Un code qui permet d’inscrire cette unicité et diffère donc du standard ERC-20, qui, lui, est propre aux jetons fongibles.

Jennifer et Kevin McCoy, les créateurs de la première forme de NFT

Avant le boom des NFT, En 2014, le couple d’artistes Jennifer et Kevin McCoy créent ainsi la première forme de NFT sur la chaîne de blocs Namecoin (une copie du réseau Bitcoin), Quantum. Une œuvre d’art générative, aujourd’hui largement reconnue comme un jalon fondateur de l’histoire des NFT.

Qu'est-ce qu'un NFT (Jeton Non Fongible) ?

Un NFT est un jeton numérique unique, enregistré sur une blockchain, qui sert de preuve d’authenticité, de propriété ou de droit d’accès à un objet numérique ou physique, grâce à des métadonnées vérifiables.

Définition de l’acronyme NFT : « Non Fungible Tokens »

NFT ou « Non Fungible Token » se traduit en français par « jeton non fongible ». « Token » renvoie à un jeton numérique enregistré sur une blockchain ; « non fongible » signifie qu’il n’est ni interchangeable ni équivalent à un autre. Un NFT est donc un jeton numérique unique, inscrit sur une blockchain, qui ne peut pas être échangé à l’identique contre un autre jeton.

Fongibilité et non-fongibilité : une distinction essentielle

Pour comprendre les NFT, il faut distinguer deux notions fondamentales.

  • Les jetons fongibles : un bien est dit fongible lorsqu’il est interchangeable sans perte de valeur ou de fonction. Exemples : une pièce d’un euro peut être échangée contre une autre pièce d’un euro. Un bitcoin est équivalent à n’importe quel autre bitcoin. Dans ces cas, l’identité de l’unité importe peu : seule la quantité compte.
  • Les jetons non fongibles : un bien non fongible est unique et irremplaçable. Exemples : une œuvre d’art originale, un manuscrit ancien, un billet de concert numéroté.

Un NFT relève de cette seconde catégorie : chaque NFT est distinct, même s’il ressemble visuellement à un autre.

Un jeton unique inscrit sur une blockchain

Un NFT est émis sur une blockchain (le plus souvent Ethereum), identifié par un code unique et associé à des métadonnées. Ces métadonnées sont des informations numériques qui décrivent précisément ce à quoi le NFT est lié. Elles peuvent inclure :

  • la description d’un objet (titre, auteur, date) ;
  • un lien vers un fichier (image, vidéo, son, document) ;
  • des règles d’utilisation (droits, royalties) ;
  • un identifiant technique garantissant l’unicité.

Attention, le NFT ne contient pas l’objet lui-même, mais un lien et une preuve cryptographique vers cet objet.

Le NFT comme « clé d’accès »

On peut ainsi comparer un NFT à une clé numérique. De la même manière qu’un mot de passe, il est unique, permet d’accéder à un contenu ou à un service et prouve que vous êtes autorisé à entrer. En résumé, un NFT :

  • atteste que vous êtes le détenteur légitime ;
  • donne accès à un bien, un droit ou un usage ;
  • est vérifiable publiquement sur la blockchain.

Posséder un NFT, ce n’est pas forcément posséder l’objet, mais posséder la clé qui donne accès à cet objet ou à certains droits associés.

Comment fonctionnent les NFT ?

Le rôle central de la blockchain

Un NFT fonctionne toujours sur une blockchain, c’est-à-dire un registre distribué, public et infalsifiable. La blockchain agit ainsi comme une infrastructure de confiance qui, grâce à un protocole partagé, garantit trois éléments fondamentaux :

  • L’unicité du jeton.
  • La traçabilité de ses propriétaires successifs.
  • La vérifiabilité publique des transactions.

Le processus du smart contract

Sur Ethereum et les blockchains compatibles (Polygon, Avalanche, BNB Chain, etc.), les NFT reposent sur des smart contracts, c’est-à-dire des programmes autonomes exécutés automatiquement par la blockchain. Un smart contract permet notamment :

  • d’émettre (minter) un NFT ;
  • d’attribuer à chaque jeton un identifiant unique (token ID) ;
  • de définir les règles du NFT (transfert, destruction, royalties, etc.).

Les standards les plus utilisés sont ERC-721 (un jeton = un actif unique) et ERC-1155 (gestion combinée de jetons fongibles et non fongibles).

Les métadonnées et le lien vers l’objet

Le plus souvent, le smart contract ne stocke pas le fichier (image, vidéo, son), car cela serait trop coûteux. Il renferme, en revanche, un lien vers des métadonnées (souvent hébergées sur IPFS ou Arweave), qui décrivent l’objet : titre, auteur, visuel, attributs, etc. Le NFT est donc une preuve cryptographique, pas le fichier lui-même.

Un processus payant : les frais de transaction (gas fees)

Toute interaction avec un smart contract est une transaction blockchain. Cela implique l’utilisation de ressources de calcul et le paiement de frais de transaction (gas fees). Sur Ethereum, ces frais sont payés en ether (ETH) et varient selon la congestion du réseau et la complexité de l’opération (mint, transfert, modification).

Le processus de la mise à jour Taproot

D’autres blockchains utilisent des processus différents. On pense notamment à Bitcoin qui, à la suite du déploiement de la mise à jour Taproot, permet d’associer des identifiants à des satoshis (la plus petite unité de Bitcoin). Depuis le lancement de ces « Inscriptions », les Ordinals ont suscité l’engouement des spéculateurs, mais aussi de communautés de créateurs.

Où stocker un NFT ?

Le NFT vit sur la blockchain

Un NFT vit sur la blockchain. En revanche, ce n’est pas toujours le cas pour le produit auquel il est associé. Mais cela concerne essentiellement le jeton et ses références cryptographiques (identifiant, propriétaire, métadonnées), et non systématiquement le fichier numérique en soi. Explications : vous avez sans doute déjà vu l’image d’un NFT Bored Ape Yacht Club.

L’image est stockée sur IPFS

Dans l’inconscient collectif, l’image est présente sur la blockchain. Dans les faits, ce serait possible, mais… ce n’est pas le cas pour cette collection en particulier. Si le token est naturellement sur la blockchain, l’image, elle, est stockée sur IPFS, un réseau de serveurs décentralisé.

Des œuvres hébergées dans des serveurs centralisés

En pratique, les œuvres associées à certains NFT peuvent même être hébergées dans des serveurs centralisés ou personnels, comme des Google Cloud, des serveurs Amazon ou OVH. Dans ce cas, ces contenus sont sensibles à des risques élevés de disparition, dans le cas où les propriétaires de ces serveurs (ou les fournisseurs) décident de mettre fin à leur hébergement.

Ainsi, le contenu associé à un NFT n’est véritablement considéré comme sécurisé que s’il est stocké sur un réseau de serveurs décentralisés, de type IPFS ou surtout sur la blockchain. Comme c’est le cas, par exemple, avec les Cryptopunks, les Mooncats ou les Onchain Monkeys.

Quels wallets pour conserver les NFT ?

Les wallets logiciels (hot wallets)

Du point de vue de l’utilisateur, les NFT se conservent dans des wallets, au même titre que des cryptomonnaies habituelles ou tokens fongibles. Leur principal avantage est la simplicité d’utilisation et la compatibilité étendue avec les plateformes NFT (OpenSea, Blur, LooksRare, etc.). Ces wallets permettent de :

  • stocker les clés privées donnant accès aux NFT ;
  • consulter et transférer les jetons ;
  • interagir avec des plateformes (places de marché, applications décentralisées).

Les hot wallets sont des portefeuilles connectés à Internet, sous forme d’extensions de navigateur ou d’applications mobiles. Parmi les plus utilisés, on trouve notamment MetaMask, Rainbow et Coinbase Wallet.

Les wallets matériels (hardware wallets)

Il est tout à fait possible de conserver des ethers sur des portefeuilles physiques (hardware wallets) comme Ledger ou Trezor, plus sécurisés. Ces dispositifs stockent les clés privées hors ligne, sur un support matériel dédié. Les transactions sont signées directement sur l’appareil, sans que la clé privée ne soit jamais exposée à Internet.

Quelle utilisation des NFT ?

Les NFT sont des outils technologiques qui permettent d’organiser, grâce à un protocole blockchain, des droits de propriété numériques sur des actifs variés, qu’ils soient issus du monde réel ou strictement numériques.

Le NFT dans l’art numérique

Le champ de l’art numérique constitue l’un des premiers domaines d’application des NFT. Aujourd’hui, certaines œuvres sont exposées dans des musées, ce qui témoigne d’une reconnaissance partielle, mais encore discutée. Un NFT permet à un artiste ou à un créateur d’associer une œuvre à un jeton unique, qui atteste :

  • de l’authenticité de l’œuvre ;
  • de son historique de propriété ;
  • et parfois des conditions de revente.

Grâce à un protocole inscrit sur la blockchain, l’acquéreur devient identifiable publiquement comme détenteur du jeton, sans pour autant détenir tous les droits d’exploitation de l’œuvre. Les NFT ont ainsi été présentés comme un nouveau modèle économique pour les artistes, même si la valeur des NFT reste fortement dépendante du marché.

NFT et jeux vidéo : propriété et usages ludiques

Dans le secteur des jeux vidéo, les NFT peuvent représenter des personnages, des objets ou des ressources utilisables par une joueuse ou un joueur. Un NFT permet théoriquement de garantir la propriété d’un actif numérique, de le transférer à un autre joueur, voire de l’utiliser dans différents projets ou jeux compatibles.

Un exemple souvent cité est Axie Infinity, un jeu dans lequel les joueurs possèdent leurs créatures et objets sous forme de NFT. Ainsi, l’actif n’est plus uniquement contrôlé par l’éditeur, mais par le détenteur du jeton. Dans les faits, cette promesse reste limitée par les choix techniques et économiques des studios.

NFT et investissement immobilier

Les NFT peuvent servir à représenter des actifs du monde réel dans des projets de tokenisation immobilière. Ils matérialisent une part ou un droit sur un bien, que les acquéreurs peuvent échanger sur des marchés secondaires. Attention, les droits de propriété associés ne sont reconnus qu’en fonction du cadre juridique national.

L’usage du NFT dans le secteur du luxe

Dans le secteur du luxe, les NFT sont principalement utilisés comme certificats d’authenticité associés à des produits physiques. Des projets portés par des entreprises spécialisées permettent ainsi de lier un NFT à un objet du monde réel, facilitant la lutte contre la contrefaçon et la gestion de la garantie.

Cas de la start-up française Arianee

Les lecteurs de Capital connaissent déjà la start-up française Arianee, qui permet aux marques d’associer des certificats à leurs produits physiques, des passeports numériques notamment utiles dans le cadre de garantie ou pour certifier de leur authenticité.

NFT comme cartes de membre et outils relationnels

Un NFT peut aussi fonctionner comme une carte de membre numérique. Il peut offrir à ses détenteurs un accès à des communautés privées, des événements exclusifs, des avantages commerciaux ou culturels. Il devient alors un outil utilisé par des entreprises pour structurer une relation durable avec leurs acheteurs.

CryptoPunks, Bored Ape… : qu’est-ce que sont les collectibles ?

Des NFT émis en série au sein de collections

Les collectibles désignent des NFT émis en série, au sein de collections limitées. Ces projets reposent souvent sur une forte dimension communautaire. Il y a par exemple 10 000 Cryptopunks (aux traits distincts les uns des autres) ou 10 000 Bored Ape Yacht Club, de la même manière qu’il n’y a pas qu’un seul Pokémon ou Sayan.

Rareté, communauté et formation de la valeur

Chaque NFT possède des caractéristiques propres, et la valeur des NFT dépend de la rareté, de la notoriété du projet, de l’engagement de la communauté. Comme pour d’autres objets de collection, la valeur est déterminée par les acheteurs et le marché, et non par une valeur intrinsèque.

Pourquoi acheter des NFT ?

Du point de vue économique comme culturel, l’utilisation des NFT recouvre aujourd’hui des réalités très diverses. À l’heure actuelle, les motivations des acheteurs vont de l’investissement spéculatif à l’intérêt artistique. Une grande partie de ces pratiques s’est structurée à partir du premier NFT reconnu comme tel.

Spéculer sur des œuvres d’art

Pour certains investisseurs, acheter un NFT relève d’une logique spéculative, comparable à celle observée sur d’autres segments du marché de l’art. La valeur peut être influencée par :

  • la notoriété du créateur ;
  • l’inscription de l’œuvre dans l’histoire du numérique ;
  • l’engagement de la communauté ;
  • l’intérêt manifesté par des célébrités, qui ont joué un rôle important dans la médiatisation du secteur.

Des ventes médiatisées, dont des œuvres vendues des millions de dollars chez Christie’s, ont contribué à attirer les investisseurs. Cette phase a souvent été qualifiée de bulle spéculative, marquée par une hausse rapide des prix, puis un effondrement des cours rapide dès 2022.

Acheter des NFT par passion ou intérêt culturel

Une grande partie des acheteurs acquièrent des NFT par goût pour l’art numérique ou pour soutenir des artistes émergents. Dans ce cas, la différence entre un NFT et une œuvre numérique classique réside principalement dans la traçabilité, la preuve d’authenticité et l’inscription de l’œuvre dans un écosystème blockchain.

Soutenir des artistes et expérimenter de nouveaux modèles

Du point de vue des créateurs, les NFT permettent d’explorer de nouvelles idées de diffusion et de rémunération. Grâce aux smart contracts, certains artistes bénéficient de revenus lors des reventes, ce qui constitue une innovation par rapport aux circuits traditionnels du marché de l’art. Pour les acheteurs, l’acquisition peut être perçue comme un soutien à la création.

Accéder à des services : le NFT utilitaire

Tous les NFT ne sont pas liés à des œuvres d’art. On parle alors de NFT utilitaire lorsqu’un jeton donne accès à des communautés privées, des événements, des services ou des avantages spécifiques. Dans ce cas, la valeur du NFT repose moins sur la spéculation que sur son usage concret.

Collectionner et appartenir à un projet

Certains acheteurs voient les NFT comme des objets de collection, comparables à d’autres formes de collectibles. La valeur est alors largement déterminée par la rareté, la cohérence du projet et la reconnaissance au sein d’une communauté. Ici encore, la valeur est construite par le marché et les investisseurs, et non par une valeur intrinsèque.

Intérêt technologique, limites et critiques

Enfin, certains acheteurs acquièrent des NFT par intérêt pour la technologie blockchain elle-même, afin de mieux comprendre ses usages et ses limites. Parmi les critiques récurrentes figurent notamment l’empreinte carbone associée à certaines blockchains, la volatilité des prix et l’incertitude réglementaire.

Comment acheter des NFT ?

L’achat de NFT passe par des marketplaces spécialisées, dont certaines sont généralistes et d’autres orientées vers l’art, le trading ou des blockchains spécifiques. Le choix de la plateforme dépend de l’utilisation des NFT recherchée : collection, investissement, art ou usage utilitaire.

OpenSea : une plateforme toujours centrale, mais contestée

Créée en 2017, OpenSea reste la marketplace NFT la plus connue auprès du grand public. Elle permet d’acheter et de vendre des NFT sur plusieurs blockchains, notamment Ethereum, Polygon, Solana et, via des intégrations spécifiques, certains NFT liés à Bitcoin. Malgré cette position centrale, OpenSea est régulièrement critiquée pour :

  • son manque d’innovation ;
  • ses difficultés persistantes face à la contrefaçon ;
  • une prise en compte jugée insuffisante des artistes par une partie de la communauté.

Elle demeure toutefois incontournable.

Foundation, Markersplace, SuperRare… : les plateformes NFT pour les amateurs d’art

Les amateurs d’art sont plus souvent visiteurs des marketplaces Foundation, Makersplace, SuperRare, Nifty Gateway, toutes historiques ou des plus récentes comme Verse, Alba ou celles, plus thématiques ou liées à l’intelligence artificielle, comme Braindrops ou K011.

Blur, Magic Eden et Rarible : des alternatives bien installées

En complément, plusieurs plateformes se sont imposées en proposant des positionnements différenciés, répondant à des usages plus spécialisés ou à des profils d’utilisateurs distincts :

  • Depuis 2022, Blur s’est imposée comme une plateforme orientée vers les investisseurs et le trading intensif, avec des outils avancés. Elle reste centrée sur Ethereum.
  • Magic Eden, dédiée à Solana, est désormais une marketplace multichaînes, permettant l’achat de NFT sur Solana, Ethereum et Bitcoin (Ordinals).
  • Plus ancienne, Rarible conserve une place spécifique grâce à sa compatibilité avec un large éventail de blockchains.

NFT sur Tezos : Fxhash et Objkt

Les utilisateurs de la blockchain Tezos continuent de privilégier Fxhash, historiquement spécialisée dans l’art génératif (désormais compatible avec Ethereum), ou Objkt, marketplace généraliste de l’écosystème Tezos. Ces plateformes sont appréciées pour leurs transactions moins chères et une approche expérimentale de la création.

Acheter des NFT dans des lieux physiques

Il est important de rappeler que les NFT ne s’achètent pas uniquement en ligne. Dans certaines grandes villes, il est possible d’acquérir des NFT dans des lieux physiques. À Paris, la NFT Factory, la galerie Iham, l’Avant Galerie ou la Galerie Charlot proposent des expositions et des ventes de NFT, permettant un accompagnement des acquéreurs.

Combien coûte un NFT ?

NFT : pas prix moyen possible

Le coût d’un NFT varie fortement selon plusieurs paramètres. À l’heure actuelle, on trouve des NFT proposés pour quelques euros ou dizaines d’euros, tandis que d’autres sont vendus pour plusieurs milliers, voire millions, notamment sur le marché de l’art numérique ou lors de ventes très médiatisées.

Les principaux facteurs qui influencent le prix d’un NFT

La grande majorité des NFT se situe dans des gammes de prix inférieures à quelques centaines d’euros, en particulier pour les projets récents ou peu connus. Le prix d’un NFT dépend notamment :

  • de la notoriété de l’artiste ou du projet ;
  • de la rareté du NFT au sein d’une collection ;
  • de la demande du marché à un instant donné ;
  • de l’utilité associée (NFT utilitaire, accès, services) ;
  • du contexte du marché global (phases d’euphorie ou de repli).

La valeur d’un NFT n’est donc pas fixe : elle peut évoluer fortement dans le temps.

Le coût total d’un NFT : au-delà du prix d’achat

Au prix affiché du NFT s’ajoutent souvent des frais de transaction, appelés « gas fees ». Ces frais varient selon la blockchain utilisée (Ethereum, Solana, Tezos, etc.), la congestion du réseau et la complexité de la transaction. Ainsi, le coût total peut être sensiblement supérieur au prix initial du NFT.

NFT et valeur : une appréciation essentiellement marchande

Il est important de souligner que la valeur d’un NFT n’est pas garantie et ne repose pas sur une valeur intrinsèque. Elle dépend presque exclusivement de la rencontre entre l’offre et la demande. Elle peut évoluer rapidement à la hausse comme à la baisse selon le battage médiatique.

Quel NFT acheter ?

Choisir un NFT à acheter n’est pas une décision uniforme, tant les usages, les projets et les profils d’acheteurs diffèrent. La question dépend avant tout des objectifs, de son intérêt pour l’art ou la technologie, et du contexte du marché.

Suivre les actualités

Pour identifier les NFT susceptibles de présenter un intérêt, il est essentiel de suivre l’actualité du secteur. Le marché évolue rapidement, au rythme des nouveaux projets, des innovations technologiques, des tendances culturelles et des cycles économiques. Cette veille aide à mieux comprendre le contexte, sans pour autant garantir la pertinence d’un achat.

S’intéresser au projet et à sa cohérence

Avant d’acheter un NFT, il est important d’analyser le projet dans son ensemble : objectifs annoncés, feuille de route, équipe ou créateurs impliqués du début à la fin. Un projet cohérent et clairement présenté inspire davantage de confiance qu’une initiative opportuniste. Dans le cas de l’art numérique, la notoriété de l’artiste joue un rôle déterminant.

Observer la communauté

La communauté qui entoure un NFT ou une collection est un facteur clé. Son engagement, sa taille et sa stabilité influencent fortement la visibilité et la valeur perçue du projet dans sa globalité. Une communauté active peut soutenir un projet dans la durée, au-delà des fluctuations du marché.

Comment vendre un NFT ?

Choisir une marketplace adaptée

La vente d’un NFT s’effectue sur une marketplace spécialisée telle qu’OpenSea, Blur, Magic Eden ou Rarible, etc. Le choix est libre et dépend de la blockchain utilisée, du type de NFT (art, utilitaire ou collectible), du public visé, mais aussi des frais, des outils proposés et de la visibilité offerte.

Connecter son wallet

Pour vendre un NFT, l’utilisateur doit connecter le wallet qui détient le jeton à la marketplace sélectionnée. Celle-ci identifie automatiquement les NFT disponibles à la vente. À noter que le jeton n’est pas déplacé : il reste inscrit sur la blockchain jusqu’à la finalisation effective de la transaction.

Définir les modalités de vente

Le vendeur doit ensuite définir les conditions de vente du NFT. Il choisit entre un prix fixe ou un système d’enchères, précise le montant souhaité, la durée de la vente et accepte, le cas échéant, les royalties prévues par le smart contract du créateur initial.

Régler les frais de mise en vente

La mise en vente d’un NFT implique, bien sûr, le paiement de frais de transaction comme évoqué plus haut. Ces frais varient selon la blockchain utilisée, la congestion du réseau et la complexité de l’opération. Ils correspondent à l’enregistrement de l’ordre de vente sur la blockchain.

Finaliser la transaction

Lorsqu’un acheteur acquiert le NFT, la transaction est exécutée automatiquement par la blockchain. Le Non Fungible Tokens est transféré à l’acquéreur, et les fonds sont versés au vendeur, après déduction des frais de la marketplace et des commissions prévues par le protocole.