C’est une nouvelle petite victoire pour l’armée ukrainienne. Quelques jours seulement après avoir mené son opération «toile d’araignée» lors de laquelle plusieurs appareils militaires russes ont été touchés, Kiev a annoncé, samedi 7 juin, avoir abattu un chasseur russe Soukhoï Su-35. Comme le rapporte Paris Match, l’avion a été abattu au-dessus du territoire russe, dans le district de Korenevsky, dans la région de Koursk. Pour l'heure, Moscou n'a pas confirmé la perte de son appareil.

Alors que le pilote a survécu à la destruction de l’avion de chasse, selon la chaîne spécialisée dans l'aviation russe pro-guerre Fighterbomber, l’armée ukrainienne n’a pas hésité à partager les images de l’avion en train de brûler au sol. Dans une vidéo filmée par un drone et publiée par l’armée ukrainienne, on peut ainsi voir la carcasse fumante du Soukhoï Su-35 dans une épaisse fumée noire.

Une perte russe à 40 millions d’euros

L’appareil détruit, considéré comme l’un des fleurons de l’aviation russe, est un nouveau coup dur pour la Russie et a un coût. En effet, le prix à l’unité d’un Soukhoï Su-35 est estimé à près de 40 millions d’euros. Il s’agit d’ailleurs là du 414e avion russe détruit par les forces armées ukrainiennes depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.

Perte à la fois symbolique et coûteuse, la destruction de cet appareil s’ajoute à la liste des dizaines d’avions de combat russes qui ont été mis hors service par l’armée ukrainienne le 1er juin dernier grâce à son attaque menée par 117 drones lancés à distance. Selon le général de division allemand Christian Freuding, cité par Reuters, cette attaque a endommagé environ 10 % de la flotte de bombardiers stratégiques russes, touchant également d’autres appareils préparés pour effectuer des frappes sur l’Ukraine, rapporte Euronews. «Selon notre évaluation, plus d'une douzaine d'avions ont été endommagés, des bombardiers stratégiques TU-95 et TU-22 ainsi que des avions de surveillance A-50», a expliqué le haut gradé allemand. Alors que le prix à l’unité des avions de surveillance A-50 est estimé à 300 millions d’euros, le coût total des dégâts de cette attaque serait de l’ordre de plusieurs milliards d’euros pour la Russie.