
C’est peut-être la fin officielle d’une application qui a tant fait parler d’elle depuis quelques semaines. Honnie par les autorités, plébiscitée par certains usagers… Akha n’est officiellement plus disponible sur aucune plateforme de téléchargement, rapporte Le Parisien. Après le Google Play Store mardi dernier, c’est l’Apple Store qui a décidé de la faire disparaître (avec un peu de retard) de son catalogue. Si la mesure a été prise vendredi 17 janvier dernier par la firme de Cupertino, l’application fonctionne toujours.
Elle n’est juste plus téléchargeable sur les plateformes, ce qui devrait faire enrager Valérie Pécresse notamment, qui réclamait de fermer «sans délai ces fonctionnalités». Pourquoi tant de polémiques ? Application la plus téléchargée dans la catégorie «Transport» ces dernières semaines, Akha permet à ses utilisateurs de signaler la présence de contrôleurs, sur le modèle de Waze pour les automobilistes. Une application qui viendrait «faciliter la fraude dans les transports» et qui apporterait également de l’aide «aux délinquants et criminels», jugeait Valérie Pécresse.
Un délit passible de 3 750 euros d’amende
Sur les réseaux sociaux, en effet, de nombreux internautes se sont vantés de frauder grâce aux signalements émis par les autres utilisateurs. Ce lundi 20 janvier, Le Parisien a constaté que des utilisateurs signalaient toujours la présence de contrôleurs, comme à Auber ou à la gare du Nord. En réalité, si l’application est toujours disponible, elle n’est donc, en théorie, utilisée que par ceux qui l’avaient déjà installée au préalable. Selon nos confrères, il est toujours possible de la télécharger en version «apk» mais il faut être initié et cela est risqué.
Les chances qu’Akha perdure sont minces, d’autant qu’Île-de-France Mobilités a déposé une plainte. Pourquoi ? Car l’appli va à l’encontre de la loi Savary de 2016 et l’article L2242-10 du Code des transports. Dans ces deux textes, il est précisé que «diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, tout message de nature à signaler la présence de contrôleurs ou d’agents de sécurité (…) est puni de deux mois d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende». De son côté, son créateur s’est toujours défendu d’avoir créé Akha pour cette raison.



















