L’affaire remonte à 2021. A l’époque, Dany Boon fait la connaissance d’un trentenaire, un certain Thierry B. Alors que le comédien vient d’acquérir un yacht, l’homme aurait les compétences pour le gérer. Se présentant comme l’héritier d’une noble lignée irlandaise, rappelle Purepeople, il va gagner la confiance de l’humoriste français. Ce dernier va alors réaliser des placements via une société prétendument familiale. Un dispositif en particulier, lié à la banque centrale irlandaise, lui aurait permis de faire des placements avec un rendement annuel aux alentours de 3,5%.

Or, la construction était frauduleuse via une société-écran et les fonds auraient été transférés vers des comptes offshore au Panama ou en Corée du Sud. Alerté par une autre personne, semble-t-il, victime de la même personne, Dany Boon a découvert le pot aux roses et a attaqué le trentenaire en justice. Interpellé au Panama en février 2024, Thierry B. a été extradé en France six mois plus tard. Selon Nice-Matin, il était jugé devant le tribunal correctionnel de Nice mercredi 23 juillet. Soupçonné d’escroquerie à hauteur de 45 millions d’euros, l’homme a semblé vouloir collaborer.

Nouveau procès en septembre

Diplômé d’un Master de l’université d’Oxford, rappellent nos confrères, il a assuré devant la barre vouloir «faire amende honorable» et même vouloir rembourser Dany Boon. Comment ? Grâce à un futur salaire : «La somme de ce salaire, qui est loin de celle du dossier, me servira à commencer à indemniser Monsieur Boon», a-t-il lâché. Le but ? Obtenir une remise en liberté avant le jugement au fond.

Mais le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et décidé de le maintenir en détention, au moins jusqu’à son procès en septembre. Thierry B. est donc en prison en France depuis plus de dix-huit mois. S’il reste présumé innocent, l’homme aujourd’hui âgé de 36 ans est poursuivi pour fraude financière. Pour rappel, le yacht de Dany Boon avait de nouveau fait parler de lui en 2023 quand Le Canard Enchaîné estimait que l’humoriste avait déjoué les prérogatives du fisc pour faire l'acquisition de ce bateau de 21 mètres estimé à 3,5 millions d'euros.

Il aurait alors opéré «un tour de passe-passe» via une société offshore basée à Antigua-et-Barbuda, un paradis fiscal qui figure sur la liste européenne des «juridictions fiscales non coopératives». Cela lui aurait permis d’éviter 700 000 euros de TVA à régler au fisc, d’après le journal satirique.