
L’affaire ressemble à un mauvais film. Selon Ici Azur, l’acteur Dany Boon a été la cible d’un escroc de 36 ans, condamné une première fois en 2019 pour des arnaques du même genre. Vendredi 26 septembre, l’homme a été jugé devant le tribunal correctionnel de Nice. Il est donc accusé d’avoir arnaqué l’acteur à hauteur de plus de cinq millions d’euros, en se faisant passer pour un gestionnaire de yacht. Le navire était commandé auprès de Marc Pajot, un skipper, et devait être livré en 2021. Au procès, Dany Boon était absent et représenté par son avocat.
Début 2021, l’escroc se présente à l’acteur en se faisant passer pour un lord irlandais, dans un costume digne d’un film. Il se dit alors skipper et membre du Royal Cork Yacht Club, et gagne la confiance du comédien. Il lui a notamment assuré avoir «une solution légale, efficace et discrète» pour gérer son voilier. Une société est créée, Dany Boon verse 2,2 millions d’euros pour finaliser l’achat, couvrir l’entretien et régler une assurance souscrite auprès d’une structure fictive domiciliée aux Samoa.
Des fonds envolés jusqu’au Panama
Quelques mois plus tard, en juillet 2021, le faux lord lui propose un placement financier auprès d’une banque irlandaise. L’acteur lui confie alors 4,5 millions d’euros. Face aux enquêteurs, le prévenu a reconnu avoir profité d’une «occasion». Il a aussi affirmé que Dany Boon cherchait à financer un voilier plus grand, et que sa décision était motivée par des visées fiscales. L’avocat de l’acteur a démenti ces affirmations, et assure que Dany Boon a agi «dans le strict respect des lois et règlements».
En novembre 2021, l’escroc cesse son activité, et annonce que son activité serait reprise par un repreneur qui n’existe pas. L’acteur demande que ses fonds soient rapatriés, mais malheureusement, l’argent s’est déjà volatilisé, sur des comptes à Monaco et Singapour. Une autre partie sert à acheter pour plus de 400 000 euros de produits de luxe. Selon l’escroc, le reste aurait été transféré au Panama, ou dans des îles du Pacifique. Aujourd’hui, il dit vouloir aider à retrouver ces circuits, à la condition d’être libéré.


















