Ils se souviendront longtemps de ces «minutes stressantes qui ont précédé l’atterrissage», partage à France 3 Marie-Hélène Casanova-Servas, présidente du conseil de surveillance d'Air Corsica, passagère du vol d’Air Corsica reliant Ajaccio à Paris-Orly, ce jeudi 9 avril. L’appareil a rencontré une anomalie sur le train d’atterrissage, qui a causé la panique à bord.

«Le commandant de bord a reçu une alerte relative au train d'atterrissage», se remémore Marie-Hélène. En raison de cette alerte, l’appareil est passé à basse altitude devant la tour de contrôle d’Orly. «Le commandant nous a précisé qu'une fois l'avion posé, les moteurs seraient immédiatement coupés pour éviter tout risque d’incendie» se rappelle également Marie-Hélène Casanova-Servas.

Un atterrissage pas comme les autres

En raison de cette alerte, l'avion est passé à basse altitude devant la tour de contrôle de l'aéroport parisien. Une vérification visuelle du train d'atterrissage est alors menée et confirme l'anomalie, déclenchant une procédure d'urgence. «Quand l'avion a atterri, c'était assez impressionnant, on était en position d'urgence, et on entendait crier le décompte, 5, 4, 3, 2, 1 !, alors qu'on approchait du sol. C'est quelque chose qui peut arriver à n'importe quelle compagnie, Air Corsica n'est pas en faute», ajoute la passagère.

L'Airbus A320 d'Air Corsica a donc fini par atterrir sans encombre majeure. Des «procédures de vérification» ont alors été engagées par les équipes techniques, présente Air Corsica dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux : «La sécurité de nos passagers et de notre équipage est restée pleinement assurée tout au long de l’événement.» D'après les spécialistes, il s'agit d'un type de défaillance «extrêmement rare».