
Les passagers ont dû pousser un gros ouf de soulagement. Dans la nuit du samedi 21 février, un vol AF895 d'Air France qui devait rallier Fort-de-France en Martinique à l'aéroport Charles de Gaulle ne s’est pas réellement passé comme prévu. En effet, le Boeing 777-300ER a été contraint de faire demi-tour pour retourner se poser sur l'aéroport Aimé Césaire du Lamentin. La raison ? Un bruit de détonation et des flammes ont été constatés seulement quelques minutes après le décollage, affirment nos confrères de BFM TV.
La compagnie affirme que l'avion «a atterri normalement» et qu'un nouvel appareil va être envoyé depuis Paris pour prendre en charge les passagers de ce vol. Fort heureusement, aucun d’entre eux ni membre d'équipage n'a été blessé. «Le moteur droit a commencé à pomper (une mauvaise circulation de l'air dans le moteur, NDLR)», ce qui a conduit l'équipage à bord à appliquer les procédures réglementaires, révèle le commandant de bord, auprès de Martinique La 1ère. «C’est très impressionnant, mais c’est l’un des phénomènes les moins dangereux pour le moteur. Moins qu’une panne grave», ajoute Richard Reclus.
Les passagers ont été exemplaires
Selon Air France, ce type de situation est «connu et maîtrisé» et «les équipages font l'objet d'entraînements réguliers plusieurs fois par an pour gérer ce type d’événements». «Tous les six mois, nous effectuons deux séances de simulateur. Nous sommes entraînés au pompage, aux dommages graves, au feu moteur… à toutes les situations possibles», explique le commandant de bord.
Visiblement, les 469 passagers présents à bord de l’appareil se sont parfaitement comportés. Le pilote a même été «étonné par leur positivisme». En sortant de l’avion, «ils étaient heureux que tout se soit bien passé, dans le calme». Un premier dispositif de 250 couchages est d’ailleurs mis en place au hall des sports du Lamentin pour accueillir ceux qui le souhaitent.
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