Comme la Première ministre Elisabeth Borne et la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, elle est devenue incontournable en Macronie. À seulement 35 ans, la députée des Yvelines Aurore Bergé est la première femme de l’histoire à se faire élire présidente d’un groupe majoritaire au Palais Bourbon. À la tête d’une formation Renaissance (174 membres) qui ne dispose que d’une majorité relative dans l’Hémicycle, elle devra inlassablement rechercher des compromis avec les groupes d’opposition. Pour faire avancer le pays et permettre à Elisabeth Borne de gouverner. “Nous n’avons pas le choix”, admet-elle volontiers. Son premier défi : faire voter le projet de loi sur le pouvoir d’achat, présenté jeudi 7 juillet en Conseil des ministres, et qui sera examiné à compter de lundi 11 juillet en commission.

Capital : Le projet de loi sur le pouvoir d’achat arrive à l’Assemblée la semaine prochaine. Pensez-vous trouver la majorité nécessaire à son adoption ?

Aurore Bergé : Pour y parvenir, nous avons acté qu’il n’existe pas d’autres choix que d’établir des compromis avec l’opposition. Nous sommes à l’écoute, prêts à étudier les amendements des autres groupes dans un esprit d’ouverture. On l’a fait sur le projet de loi sanitaire, discuté cette semaine à l’Assemblée. C’est comme cela que l’on a réussi à avoir un accord à l’unanimité en Commission des lois. Ce qui n’était pas acquis au départ. Pour le reste, ce projet de loi répond à l’inflation, qui frappe durement les Français, même si nous résistons mieux que nos voisins européens.

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