Un an après le lancement de la campagne Tuna Gate, l’association Bloom de défense de la biodiversité marines publie, ce mercredi 8 novembre, un rapport dans lequel elle accuse des enseignes françaises et européennes de grande distribution de se rendre complices «d’un massacre de la vie marine et de violations graves des droits humains» en lien avec la pêche au thon. Pourquoi viser en particulier la pêche au thon ? Parce que ce dernier est le produit marin préféré des Européens, avec une consommation de 3 kg par habitant chaque année. C’est aussi la pêche la plus lucrative au monde selon l'observatoire européen des marchés des produits de la pêche et de l'aquaculture, avec environ 40 milliards de dollars de revenus annuels.

Sur les 36 enseignes européennes (France, Italie, Espagne, Allemagne, Belgique et Royaume-Uni) étudiées et classées en fonction de leur politique d’achat (zone de pêche, méthode de pêche, espèce pêchée, respect du droit du travail et des droits humains), l'association a choisi de mettre en demeure Carrefour* pour non-respect du devoir de vigilance. Instaurée par la loi n° 2017-399 du 27 mars 2017, cette responsabilité incombe aux sociétés de plus de 500 salariés ou de plus de 250 salariés exerçant dans un secteur d’activité à fort impact environnemental et social. Il leur est imposé d’adopter des instruments susceptibles de prévenir les risques découlant de leurs activités et de celles des entités constituant leur chaîne d’approvisionnement.

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