
La lutte contre l’argent sale bat son plein en France. Vendredi 1er août, les douanes françaises ont annoncé avoir saisi 48 millions d’euros, notamment issus de trafics de stupéfiants, d’après Les Échos. Une augmentation de 34% par rapport à l’année dernière, à la même période, où la saisie était alors de 35,8 millions. À cette occasion, Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics, a salué «la mobilisation des agents » qui « portent un coup aux activités criminelles».
En juin dernier, trois affaires ont permis aux agents douaniers de saisir environ 660.000 euros, entre Paris, Besançon et Perpignan, en dix jours. À Paris, un collecteur d’argent a été arrêté. Soupçonné de blanchiment d’argent et d’exercice illégal de la profession de banquier, il avait chez lui 200.000 euros de bijoux et d’armes de catégories C et D.
Cryptomonnaies et contrôles renforcés
Depuis 2024, une nouvelle stratégie douanière, centrée sur l’aspect financier, a été mise en place par Bercy pour mieux lutter contre le blanchiment d’argent, explique le communiqué du ministère. Pour cela, la loi sur la surveillance douanière a été repensée, pour permettre aux agents d’intercepter des délits de blanchiment à la frontière, mais aussi pendant le transport, ou encore durant la collecte sur l’ensemble du territoire. Des moyens humains conséquents ont également été investis, notamment des maîtres-chiens, pour détecter l’argent liquide.
Par ailleurs, depuis 2024, les cryptomonnaies et actifs numériques sont maintenant inclus dans le délit de blanchiment douanier. Ce changement permet désormais aux agents douaniers de retenir l’argent liquide en circulation. De nouvelles mesures sont encore attendues pour septembre 2025, dont la fermeture administrative de commerces soupçonnés de blanchiment.



















