
Dimanche 5 avril, Donald Trump a annoncé sur son réseau social Truth Social que le deuxième pilote de l’avion F-15E, abattu par l’Iran, a été retrouvé «sain et sauf» par l’armée américaine, d’après France Info. Pour rappel, l’avion s’est écrasé dans le sud-ouest du pays vendredi 3 avril, et ses deux pilotes ont été éjectés de l’appareil. Peu après, le premier pilote a été retrouvé par les unités d’exfiltration. Le deuxième pilote restait introuvable, et l’armée américaine avait pris toutes les mesures nécessaires pour le secourir, alors que les autorités iraniennes avaient promis une récompense pour sa capture.
«L'armée américaine a mené à bien l'une des opérations de recherche et de sauvetage les plus audacieuses de l'histoire des États-Unis», a annoncé le président américain sur Truth Social. Dans son post, il précise que le pilote a été blessé mais sans gravité. L’opération de sauvetage a nécessité «des dizaines d’appareils» afin de localiser et d’extraire le pilote, présenté par le président américain comme «un colonel très respecté».
Une exfiltration sous haute tension
Selon France Info, le pilote a réussi à survivre entre vendredi et dimanche en se cachant dans une crevasse en zone montagneuse. D’après les informations du New York Times, les zones montagneuses de la région ont permis au pilote de se cacher de l’armée iranienne. Pourtant équipé d’une balise et d’un dispositif de communication, il a dû limiter leur utilisation pour ne pas être repéré, rendant aussi son exfiltration plus difficile pour l’armée américaine. Après plus de deux jours de recherches, c’est finalement la CIA qui a localisé le soldat et qui a communiqué ses informations au Pentagone, afin que l’opération de sauvetage soit déclenchée, selon les informations du média Axios. L’agence d’intelligence a aussi participé au sauvetage en communiquant à l’armée iranienne de fausses informations sur l’organisation du sauvetage du deuxième pilote.
Sur les réseaux sociaux, de nombreuses images de l’opération vérifiées par les médias américains ont circulé, montrant des dizaines d’appareils en cours de recherches. Le New York Times affirme notamment que l’opération a mobilisé «des centaines de troupes d’opérations spéciales, et d’autres personnels militaires», mais aussi «des capacités cybernétiques, spatiales et de renseignement». C’est l’unité militaire Navy SEAL Team 6 qui a finalement exfiltré le deuxième pilote.



















