Donald Trump tape du poing sur la table. Lors d’un forum d’affaires à Miami, le président américain a affirmé, vendredi 27 mars, que les Etats-Unis pourraient ne pas venir en aide à l’Otan (Organisation du traité de l'Atlantique nord) en cas de besoin, réitérant ses critiques contre l’Alliance atlantique. Visiblement, il ne digère pas la demande de Washington restée lettre morte, dans laquelle elle réclamait le soutien militaire de ses alliés pour sécuriser le détroit d’Ormuz. «Ils n’étaient tout simplement pas là», a-t-il précisé, cité par l’AFP.

Le locataire de la Maison-Blanche s’est ainsi montré ironique, regrettant le manque d’action des alliés : «Nous dépensons des centaines de milliards de dollars par an pour l’Otan des centaines de milliards, pour les protéger, et nous aurions toujours été là pour eux, mais maintenant, au vu de leurs actions, je suppose que nous n’avons plus à l’être, n’est-ce pas ?».

Certains pays excluaient une participation militaire directe dans le détroit d’Ormuz

Pour rappel, plusieurs pays membres dont le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne ou l'Italie s'étaient dits prêts «à contribuer aux efforts appropriés visant à garantir la sécurité de la traversée du détroit», mais sans passer par l’Otan. Ces pays avaient donc exclu une quelconque participation militaire directe dans le détroit d’Ormuz, où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale. Le trafic y est pratiquement paralysé en ce moment, ce qui a entraîné une flambée des prix de l’énergie.

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump prend la parole pour s’en prendre publiquement à l’Otan. Sur son réseau Truth Social, il l’avait notamment qualifiée de «Tigre de papier», précisant que ses Etats membres étaient des «lâches». Les Etats-Unis «s’en souviendront», avait-il déjà déclaré, jeudi 26 mars, en Conseil des ministres.