
Faut-il du sang neuf dans la politique française ? Alors que Sébastien Lecornu, le Premier ministre le plus éphémère de la Ve République a démissionné lundi 6 octobre, et qu’une partie de l’opposition réclame une dissolution de l’Assemblée nationale voire une destitution d’Emmanuel Macron, de nombreuses questions se posent quant aux figures qui seraient les mieux placées pour succéder au chef de l’Etat. En première ligne de la crise économique, Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne, peut-elle avoir des velléités présidentielles ?
Si son nom revient souvent, l’ancienne ministre de l’Economie et du Commerce extérieur a coupé court à toutes les rumeurs, rapporte BFMTV. Interrogée lors d’un podcast intitulé College Leaders in Finance, Christine Lagarde a tout simplement révélé qu’il fallait «être un peu fou pour vouloir le faire» en soulignant qu’il s’agissait d’un «travail épuisant». La présidente de la BCE est même allée plus loin en qualifiant ce travail de «terrible» qui nécessitait «d’être préparé», or actuellement, elle ne pense pas que ce soit son cas.
Déjà présidentiable en 2017 ?
Toutefois, dans ce podcast repéré par Bloomberg, l’ancienne directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) ne refuse pas de «servir son pays». Si son mandat à la tête de la BCE, parfois remis en question, se termine en octobre 2027, Christine Lagarde n’a pas fait de révélations sur ce qu’elle aimerait faire par la suite. Loin d’une vraie «retraite», à 69 ans, elle aimerait faire «tellement d'autres choses».
La détente, ne rien faire, très peu pour elle : «Je ne me vois pas me détendre, regarder la télévision ou voyager sans but précis», a-t-elle confié. En revanche, elle pourrait travailler dans un domaine qui «(lui) tient à cœur». Les velléités présidentielles, Christine Lagarde ne les a jamais dévoilées. Toutefois, son parcours de ministre, puis directrice générale du FMI et présidente de la BCE ont fait d’elle une des femmes politiques les plus influentes du monde.
Elle aurait même pu être candidate à l’élection présidentielle de 2017 selon nos confrères si le scandale de l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais n’avait pas éclaté. Critiquée à certains égards également lors de ses passages à Bercy, au FMI ou à la BCE, elle a toujours su rebondir et façonner une image d’elle parfois difficile à cerner.


















