Avec ses stations de ski dans le désert, ses excentricités architecturales et son luxe débridé, Dubaï cultive l’image d’une ville de tous les excès. Elle pourra bientôt ajouter à son palmarès celle de cité d’accueil de la Conférence sur le climat la plus contestée de l’histoire. La COP28, qui doit parvenir à un nouvel accord international pour enrayer les effets du réchauffement climatique, suscite en effet une avalanche de critiques avant même son ouverture le 30 novembre. Tribunes au vitriol, manifestations et appels au boycott se succèdent semaine après semaine.

Le choix du lieu, d’abord, fait scandale. Dubaï, cette oasis de béton posé au milieu d’un océan de sable, a poussé la logique d’artificialisation des terres à l’extrême. Et le mode de vie de ses habitants les plus riches cumule surconsommation et gabegie énergétique, à l'opposé de ce qu'il faudrait faire pour sauver la planète. Ce qui choque surtout, c’est que les Emirats arabes unis soient aussi l’un des plus gros producteurs de pétrole et de gaz de la planète. Or, le principal débat qui va animer cette COP28 va justement tourner autour des énergies fossiles: charbon, gaz et pétrole.

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