
Nouvel échec pour la SNCF. Selon les informations exclusives de Ville Rail Transports, la livraison des futures rames du TGV M a été reportée à septembre. Dans un document consulté par le média, SNCF Voyageurs annonce «la livraison de six rames en septembre 2026 au lieu de quatre rames en juillet 2026 pour garantir la mise en service commercial (en assurant la phase pré-commerciale)». Ainsi, les quatre rames en juillet feraient office de test avant le «vrai» service en commençant par l’axe Paris-Marseille.
Pour autant, Alstom a demandé à ses salariés de travailler plus, y compris les week-ends et les jours fériés contre primes. «Les collaborateurs dédiés à ce chantier sur le site de Bellevue sont désormais mobilisés sur une période de 18 semaines contre 12 initialement prévues», précise le constructeur. Cette décision s’explique par la crainte de la direction concernant de nombreux bugs. Elle avait alors demandé à ses équipes d’étudier différents scénarios afin de limiter les désagréments pour les voyageurs, comme faire circuler une rame sur deux sur la ligne Paris-Nice et en laissant à chaque fois une rame de réserve à Nice et une à Paris au cas où.
Les conséquences pour les voyageurs
Ce contretemps est dû à un «retard de livraison» et aux «délais d'homologation» des rames de la part du constructeur ferroviaire Alstom, a précisé le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, à l'AFP. Les premières livraisons de rames étaient initialement prévues en 2023, avant un report fin 2025, puis début 2026, puis le 1er juillet. Le retard atteint désormais plus de trois ans. Ce report des TGV M entraîne aussi des conséquences pour les voyageurs.
La première : le nombre de billets ne sera pas suffisant pour cet été face à la demande accrue. Les nouveaux trains auraient changé la donne puisqu’ils offrent près de 700 places, contre environ 500 pour un TGV classique. «Cet été encore, les trains seront pleins et les prix élevés», alerte Patricia Perennes, économiste des transports pour le cabinet Trans-Missions sur franceinfo. «Si vous réservez à la dernière minute, vous aurez forcément des prix élevés», ajoute-t-elle.
Des prix de billets plus élevés
Et forcément cela se répercute sur les prix. Étant donné que la SNCF pratique un système de tarification dynamique - plus la demande augmente, plus les prix grimpent - les 200 places supplémentaires par rame auraient limité les tensions sur la billetterie et donc diminué la hausse des tarifs. De plus, l’utilisation de séries de rames bleues Atlantiques, mises en circulation dans les années 1990 et qui ont une durée de vie de 40 ans, arrive bientôt à son terme.



















