
Chaque année, des centaines de milliers de personnes viennent au Salon de l’Agriculture dont les stars sont les vaches. Elles occupent la quasi-totalité du Hall 1 du salon des Expositions, porte de Versailles à Paris. Mais la dermatose nodulaire contagieuse a marqué ces dernières semaines pour les éleveurs bovins. Plusieurs cas ont été recensés en France, poussant les autorités à abattre des troupeaux alors que les éleveurs demandaient une vaccination massive. Ce désaccord entre la loi et la volonté de la profession a provoqué une nouvelle crise chez les agriculteurs, également vent debout à cause de l’accord avec le Mercosur.
«Nous avons travaillé sans relâche avec les OS et les éleveurs pour obtenir la présence limitée et symbolique de quelques bovins», a alors assuré le président du SlA, Jérôme Despey, face à la presse mardi 13 janvier. Mais «je peux vous confirmer que nous avons pris acte hier de la décision qu’il n’y aurait aucun bovin en 2026», a-t-il ajouté. Une première depuis soixante ans. Cette annonce a pour conséquence l’absence de la vache égérie. Biguine, une Brahmane élevée en Guyane, avait pourtant déjà fait le trajet. Elle qui est déjà sur les affiches du SlA «sera changée dans les tous prochains jours», assure de son côté Arnaud Lemoine, directeur de Ceneca.
Une décision «dommage» pour la ministre de l’Agriculture
Le Salon de l’Agriculture va tout de même tenter de rester attractif pour les visiteurs, qui étaient 600.000 l’année dernière. «Il y aura des animaux», comme des ânes, des chèvres et des cochons, même si «ce ne sont pas ceux de d’habitude», assure Valérie Le Roy, directrice du SlA, qui est «en train d’adapter et de faire évoluer le programme». Une situation qui est «dommage» pour la ministre de l’Agriculture. Au micro de franceinfo, Annie Genevard assure que la crise de la DNC est «contenue et maîtrisée» et qu’«il n’y a plus aucun cas de dermatose» en France. Elle assure néanmoins «comprendre l’angoisse» des agriculteurs.


















