La dermatose nodulaire contagieuse pourrait avoir de lourdes conséquences. Cette maladie virale qui s’attaque aux vaches, aux buffles ou encore aux zébus, a été détectée pour la première fois en France au début de l'été, avant qu'elle ne se propage à d'autres élevages sur le territoire. Particulièrement contagieuse, ses cas les plus graves peuvent entraîner la mort des animaux concernés. Ainsi, cette tendance compromet la participation des bovins au Salon de l’agriculture, qui se déroulera du 21 février au 1er mars 2026.

«C'est encore un peu tôt pour le dire. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a toujours une rigueur extrêmement forte sur les animaux qui viennent au salon», confie le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, sur BFM TV, ce vendredi 12 décembre. Si ce dernier assure que «la situation évoluant heure par heure», il reconnaît que «l’on ne peut rien exclure à ce stade». «Il faut qu'il y ait une biosécurité, un certain nombre de garanties qui soient données», martèle-t-il.

Les agriculteurs protestent contre la gestion gouvernementale de la DNC

Arnaud Rousseau s’interroge ainsi sur l’explosion du nombre de cas, et ce, dans plusieurs localités. «Je ne sais pas par qui, et je n'incrimine personne, et c'est aussi une des raisons pour lesquelles les éleveurs, c’est-à-dire nous tous, on veut savoir ce qui se passe», explique le président de la FNSEA. «Est-ce qu'il y a des gens qui ne font pas leur job, est-ce qu'on ne nous dit pas tout», s’interroge-t-il. Afin d’enrayer l’épidémie, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard est en faveur de l’abattage, de quoi provoquer la colère de nombreux agriculteurs.

«Nous à la FNSEA, on continue d'apporter notre concours au consensus scientifique, même si c'est une douleur effroyable pour les éleveurs», avoue Arnaud Rousseau, alors que les mobilisations d’agriculteurs se multiplient à travers la France pour protester contre la gestion gouvernementale de la DNC. Ils dénoncent le «dépeuplement» total d’un troupeau bovin lorsqu’un cas de la maladie y est détecté.