Cette hausse modérée du produit intérieur brut (PIB) entre janvier et mars, conforme à la prévision de l'Institut national de la statistique, succède à la contraction de 0,1% qui avait été observée au quatrième trimestre 2024 en raison du contrecoup des Jeux olympiques de Paris. Au premier trimestre, la croissance de la deuxième économie de la zone euro a souffert d'une consommation des ménages sans dynamisme, stable après une progression de 0,2% au cours des trois mois précédents.

Les investissements ont continué à évoluer en territoire négatif (-0,2% après -0,1%): tant pour les entreprises que les ménages et les administrations publiques. La contribution du commerce extérieur est également négative (-0,4 point) en raison d'une nette diminution des exportations (-0,7%) alors que les importations ont augmenté de 0,4%. En revanche, les variations de stocks ont contribué positivement à hauteur de 0,5 point à l'évolution du PIB.

Un contexte politique toujours instable

Cette publication de la croissance en France précède celle de l'Allemagne, de l'Italie et de la zone euro. Elle intervient dans un contexte politique toujours instable, le gouvernement minoritaire de François Bayrou étant régulièrement menacé de censure par les oppositions, et des fortes incertitudes internationales liées notamment à la guerre commerciale lancée par Donald Trump.