«Les réquisitions doivent permettre aux forces armées, en situation de guerre, d'avoir accès aux ressources nécessaires à la défense du pays», a expliqué l'armée norvégienne dans un communiqué. En effet, en 2026, environ 13.500 réquisitions «préparatoires» seront émises à travers le pays. Plusieurs milliers de propriétaires de bâtiments, de bateaux, d'immeubles et de machines ont alors reçu, ce lundi, une lettre de l'armée les informant que leurs biens pourraient être réquisitionnés en cas de guerre. Une sollicitation de la part de l'État qui ne sera valable que pour une durée d’un an et qui n’aura aucune conséquence pratique en temps de paix.

Cette sollicitation n’est pas inédite, et encore moins surprenante. Environ deux tiers des lettres envoyées en 2026 sont des renouvellements des années précédentes. La Norvège, qui partage 198 kilomètres de frontière terrestre avec la Russie, souhaite se préparer «aux crises et à la guerre», des menaces qui ont fortement augmenté «ces dernières années», a déclaré le chef de l'Organisation logistique des forces armées (FLO), le général de division Anders Jernberg.

«La situation sécuritaire la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale»

Ces lettres envoyées aux propriétaires «réduisent l'incertitude quant à la répartition des ressources en cas de crise ou de guerre». Ce pays de 5,5 millions d'habitants a, comme le reste de l'Europe, procédé à un renforcement de sa défense. En décembre, déjà, la Norvège a annoncé commander deux nouveaux sous-marins allemands, s’ajoutant au quatre premiers commandés en 2021.

«La Norvège se trouve dans la situation sécuritaire la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale. Notre société doit être prête à faire face à des crises de sécurité et, dans le pire des cas, à la guerre. Nous avons entamé un renforcement massif de la préparation militaire et civile», a également présenté le général de division Anders Jernberg.