
Pour sa première grande prise de parole depuis son départ de la Maison Blanche et la défaite électorale de Kamala Harris le 20 janvier, Joe Biden a choisi la ville de Chicago, relaie Le Monde. Lors d'une conférence consacrée à la Sécurité sociale, agence fédérale notamment chargée de distribuer les retraites publiques ou les pensions d’invalidité à 68 millions de bénéficiaires américains, l'ancien président démocrate n'a pas mâché ses mots contre Donald Trump : «Cela ne fait même pas 100 jours, et déjà tant de dégâts, tant de destructions».
Pour Joe Biden, 82 ans, Trump «attaque la Sécurité sociale à coups de hache, licenciant 7 000 fonctionnaires, y compris les plus chevronnés. Il s’apprête à en pousser des milliers d’autres vers la porte», aidé par l'un des piliers de son administration, Elon Musk. Et cette manœuvre n’a qu’un objectif, affirme-t-il : «Offrir d’énormes baisses d’impôts aux ultra-riches», déplorant un choix politique «à courte vue» qui menace l’équilibre économique et social des Etats-Unis au profit des seuls milliardaires.
Pour l'ancien président, le lien est rompu entre le pays et ses citoyens
Car derrière le débat budgétaire se joue aussi une bataille économique. La Sécurité sociale représente un filet de sécurité pour des millions de ménages américains, mais aussi un vecteur de stabilité de la consommation, notamment chez les seniors. Malgré quelques hésitations oratoires, Biden a voulu alerter sur un risque plus large : la rupture du lien de confiance entre l’État et ses citoyens. «Il ne s’agit pas seulement de pensions. Il s’agit d’un engagement fondamental envers le peuple», a-t-il martelé.


















