
Vous avez aimé le feuilleton de la procédure de la Ligue de football professionnel lancée à l'encontre de DAZN pour que le diffuseur paie son dû aux clubs ? Vous allez vous passionner pour l’affaire opposant… DAZN à la LFP. Cette fois-ci, c’est le diffuseur de la Ligue 1 qui a assigné la LFP devant le tribunal de commerce de Paris, nous apprend RMC Sport, le 19 février 2025. Le diffuseur estime avoir été lésé par la Ligue. Selon lui, le nombre d’abonnés qu’il pouvait espérer a été largement exagéré par la LFP. De même, les revenus générés depuis le début de la saison n’auraient rien à voir avec ce que DAZN espérait percevoir.
La Ligue se défend d'avoir menti ou embelli la réalité, arguant que bien des chiffres sur le sujet sont publics. un argument que rejette DAZN. Le diffuseur persiste et signe et compte bien s’y retrouver financièrement parlant. Et il faut bien que quelqu’un paie la note. Le coupable est tout désigné pour le plaignant : la LFP. Et pour cause, cette dernière se serait engagée, entre autres, à ce que les clubs de Ligue 1 ouvrent leurs portes aux équipes de la plateforme de streaming sportive. Or, là encore, trop peu d’équipes ont accepté la proposition. Un ensemble d’éléments qui poussent DAZN à réclamer la coquette somme de 309 millions pour «tromperie sur la marchandise». Et ce n’est pas tout.
Un piratage trop important, un marketing décevant
La somme demandée est en réalité de 573 millions d’euros. En effet, DAZN compte également réclamer 264 millions d’euros à la LFP pour réparer le préjudice subi à cause de la non-lutte contre le piratage, le manque de protection de l’exclusivité des droits achetés et le marketing pas au niveau selon le diffuseur. Pire encore, la plateforme de streaming estime que la responsabilité de la Ligue dans le piratage est importante. Il faudrait accentuer la lutte contre les sites pirates qui diffusent, entre autres, des chaînes étrangères.
D’après RMC Sport, aucune audience n'a été fixée pour étudier l’affaire. DAZN espère de son côté que tout sera réglé d’ici la fin de l’exercice 2024-2025.


















