Clap de fin entre la LFP et son diffuseur principal DAZN. A l'issue d'une journée cruciale, la Ligue de football professionnel française a acté une rupture de contrat à la fin de la saison. En effet, le conseil d'administration de la LFP française s'est prononcé pour la rupture avec le diffuseur alors que les deux parties sont liées contractuellement au moins jusqu'en 2026, a appris l'AFP de sources proches des négociations. Les deux parties étaient liées par un contrat portant sur 400 millions d'euros annuels pour la diffusion de 8 matches par journée de Ligue 1 depuis le début de la saison mais en l'état, le contrat initial permettait à l'une ou l'autre des parties d'en sortir à la fin de la saison 2025-2026.

Cette rupture financière de contrat, qui intervient après une longue période de tensions et de négociations, a été envoyée par la LFP à DAZN. C'est le médiateur désigné dans ce litige qui a fait cette proposition aux deux partenaires. Réuni mardi depuis 17h30, le conseil d'administration de la LFP a voté majoritairement pour ce scénario, selon les sources, avec l'objectif de sortir le football français de l'impasse, sans certitude d'y parvenir.

DAZN refuse les conditions

Peu après cette annonce, DAZN a indiqué refuser les conditions financières de rupture de contrat en fin de saison votées, a appris l'AFP de sources concordantes. La rupture de contrat votée par la LFP précisait que DAZN devait payer 140 millions pour la fin de saison et verser une indemnité comprise entre 110 et 125 millions d'euros pour la saison suivante, selon les sources. Ce différend devrait être tranchée devant les tribunaux.

Depuis plusieurs semaines, le médiateur mandaté par le tribunal de commerce de Paris tente de trouver un terrain d'entente entre les deux parties. Le foot français continue d'évoluer dans un contexte de tensions de plus en plus vives entre la LFP et DAZN. La plateforme britannique de streaming sportif réclame en justice à la LFP 573 millions d'euros «pour manquement observé» et «tromperie sur la marchandise».

Deux échéances encore à payer

La plateforme, qui se plaint notamment des conditions d'exploitation difficiles liées au piratage et du manque de coopération de certains clubs pour mettre en valeur le «produit Ligue 1», a finalement versé à la LFP une partie de son échéance du mois de janvier (35 millions d'euros) qu'elle avait refusé dans un premier temps de payer.

Mais DAZN doit encore payer deux échéances les 30 avril et 30 juin prochains pour un total de 140 millions d'euros. Ce conflit amplifie l'inquiétude des équipes les plus fragiles sur le plan financier et ravive les dissensions entre les présidents de clubs au sujet de la stratégie de la Ligue et de son président, Vincent Labrune, dans le dossier des droits TV.