Elle concerne environ une femme sur 10. L’endométriose est une maladie gynécologique chronique qui touche entre 1,5 et 2,5 millions de femmes en France. Elle peut entraîner des douleurs invalidantes et altérer fortement la qualité de vie. Il s’agit également de l’une des principales causes d'infertilité chez les femmes.

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre l'endométriose, le vendredi 28 mars, le gouvernement réaffirme son engagement dans la lutte contre cette maladie marquée par l’errance médicale : en effet, la durée du diagnostic moyen est de 7 ans. Catherine Vautrin, ministre de la Santé et du Travail, et Yannick Neuder, ministre de la Santé et de l’Accès aux soins, tous deux en déplacement vendredi 28 mars, vont annoncer plusieurs nouvelles mesures au cours de la journée.

Le test salivaire bientôt disponible dans 100 centres hospitaliers

Depuis février 2025, l’Endotest, un test salivaire dont l’objectif est de détecter l'endométriose, est pris en charge par la Sécurité sociale dans le cadre d’une étude d’une durée de 3 ans. Au total, 25 000 patientes pourront bénéficier de cette solution mise au point par la biotech lyonnaise Ziwig. Le test, dont la prise en charge forfaitaire est de 839 euros, est disponible dans 80 hôpitaux à travers la France.

Le gouvernement souhaite ouvrir le financement de ce test, dont l’objectif est de réduire la durée moyenne du diagnostic, à 20 centres hospitaliers supplémentaires dès le début du mois d’avril. L’exécutif espère, par ailleurs, pouvoir annoncer prochainement la généralisation du remboursement des tests salivaires. La ministre de la Santé et du Travail, Catherine Vautrin, s’était personnellement engagée sur le sujet dès son arrivée au gouvernement en 2024.

Davantage de prévention pour les jeunes et de formation pour les professionnels

Dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre l’endométriose, annoncée par Emmanuel Macron en janvier 2022, le repérage de la maladie a été ajouté à la nouvelle version du carnet de santé, disponible depuis le début de l’année 2025. L’exécutif souhaite aller plus loin en matière de prévention. Le ministère de la Santé veut rendre la prévention à l’endométriose obligatoire dans le parcours scolaire. Tous les collégiens et les lycéens devront suivre au moins une séance de sensibilisation au cours de leur scolarité.

Enfin, de façon à accélérer le diagnostic de la maladie, le gouvernement souhaite mieux former les professionnels de santé en ville qui accueillent les femmes afin de mieux repérer les symptômes de l’endométriose. L’exécutif veut également lancer un travail de réflexion afin de mieux encadrer les centres qui pratiquent des chirurgies pour les femmes atteintes d’endométriose sévère et de s'assurer que ces établissements «soient labellisés ou agréés», précise le ministère de la Santé.