
Les tests salivaires utilisés pour le diagnostic de l’endométriose seront bientôt remboursés par la Sécurité sociale, a annoncé lundi 10 février la ministre de la Santé Catherine Vautrin. Ces tests, encore à un stade expérimental, représentent une avancée majeure dans la prise en charge des patientes, rapporte BFMTV. Ces dernières sont invitées à cracher dans un tube afin que leur salive soit recueillie et analysée. Les résultats sont ensuite rendus au bout d’une dizaine de jours.
Comment fonctionnent-ils ? Ces tests identifient l’endométriose grâce au séquençage ARN salivaire, un concept développé par la start-up lyonnaise Ziwig. Selon la ministre de la Santé, 25 000 patientes de plus de 18 ans pourront être prises en charge dans les mois prochains, précise la chaîne d’info en continu. Ces tests seront accessibles dans 80 centres spécialisés dans l'Hexagone, dans des établissements privés et publics.
Des tests très efficaces
Ces tests salivaires sont fiables à 97%, selon leur fabricant, et les études de la Haute Autorité de Santé les jugent suffisamment crédibles. Une fois l’expérimentation réalisée, les autorités sanitaires donneront leur avis définitif et ouvriront la voie, ou non, au remboursement général pour toutes les femmes. En France, une femme sur dix est concernée par l’endométriose, indiquent nos confrères.
Ces tests pourront permettre de repérer la pathologie plus rapidement, notamment lorsque la maladie n’est pas encore visible. En effet, le délai entre le moment où une patiente découvre les symptômes et celui où le diagnostic est posé est en moyenne de sept ans.


















