Elle écrit les derniers mots de son manuscrit commencé il y a neuf mois. Comme si, à 37 ans, Céline avait enfin trouvé sa thérapie : raconter son histoire pour, peut-être, ouvrir un nouveau chapitre. Ses lecteurs y découvriront un peu d’amour, de famille, de vie professionnelle chahutée… Mais surtout sa «cohabitation» avec l’endométriose. Cette maladie qui l’a rongée de l’intérieur pendant des années sans vraiment se dévoiler ni à elle, ni aux docteurs. «J’ai eu mes premières règles très tôt, à 9 ans, et les douleurs étaient si intenses qu’on m’a mise sous pilule un an après», se remémore-t-elle. Elle qui n’était pourtant qu’une gamine se retrouve «shootée» aux hormones à seulement 10 ans.

Le temps passe, Céline grandit et devient une femme. Puis après 20 ans à prendre mécaniquement la pilule tous les jours, elle dit stop. «J’avais 30 ans et j’ai décidé de tout arrêter à cause des effets secondaires et car j’avais le sentiment qu’on ne m'avait pas vraiment laissé le choix. J’ai alors opté pour une contraception naturelle. Je me suis reconnectée à mon corps et me suis redécouverte.» Mais l’expérience, vécue comme une libération, ne dure qu’une année. L’endométriose, presque endormie durant deux décennies par la pilule, revient en force. «Je suis allée plusieurs fois aux urgences car j’étais tordue de douleurs. On m’a fait passer des scanners avec des produits de contraste, des échographies et plusieurs IRM», se souvient-elle. Et malgré tout ça, rien ne saute aux yeux des médecins. «Les urgences ont fini par me dire que ça ne servait à rien de venir et qu’ils ne pouvaient plus rien faire pour m’aider.»

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