Deux salles, deux ambiances. Officiellement, le gouvernement et les agences régionales de santé (ARS) affichent un optimisme incroyable quant aux capacités des hôpitaux à répondre à la demande de soins cet été. “Il n’y aura pas de services d’urgences fermés cet été”, clame-t-on au ministère de la Santé et de la Prévention. Sur le terrain, les praticiens hospitaliers sont à bout de souffle et craignent le pire. “On endort la population ! On vient d’apprendre la démission d’un collègue qui nous quitte dès le mois d’août pour un autre établissement où les conditions de travail sont meilleures”, s’emporte Caroline Brémaud, cheffe du service des urgences des hôpitaux de la Mayenne. En Bretagne, ce sont les maternités qui tremblent : “À Guingamp, les accouchements sont suspendus jusqu’à fin octobre”, s’alarme Pascale Le Pors-Lemoine, vice-présidente du syndicat des gynécologues et obstétriciens de France (Syngof). Résultat, des futures mères sont notifiées parfois moins de 48 heures avant le grand jour du changement de la maternité où elles donneront la vie.

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