“Quand j’étais petit, le médecin de famille venait à la maison pour nous soigner”, se souvient Julien*, nostalgique. À 29 ans, ce Montpelliérain fraîchement installé à Paris a enchaîné les répondeurs téléphoniques pour soigner son psoriasis. “J’ai appelé une dizaine de cabinets, la quasi totalité refusent les nouveaux patients, les autres étaient fermés car c’était le week-end”, se lamente-t-il. Souffrant de démangeaisons du cuir chevelu, le néo-Parisien raccroche son téléphone et change de stratégie : “Le lundi, je suis allé voir un médecin même si je savais qu’il refusait les nouveaux patients. Il a fini par me recevoir deux minutes entre deux consultations pour me rassurer et me donner le contact d’un confrère qui fait des remplacements”, raconte-t-il. Malgré ce petit coup de pouce, il aura fallu dix jours avant que Julien se fasse prescrire un traitement par un docteur.

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Le cas de Julien est loin d’être isolé. Car face à l’augmentation de la demande, liée, entre autres, au vieillissement de la population, l’offre de soins, elle, poursuit son déclin. En témoigne le nouvel atlas de la démographie médicale, dévoilé le 7 juin par l’Ordre des médecins : si les effectifs de médecins toutes spécialités confondues sont en hausse, celui des généralistes et notamment des médecins traitants continue de baisser. En cause, un déficit d’attractivité pour l’exercice libéral au profit du salariat.

Le parcours du combattant de trouver un médecin

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