Presque un an que les autorités sanitaires répètent en boucle ce message : “Avant d’aller aux urgences, si votre médecin n’est pas disponible, appelez le 15.” C’est la méthode proposée par le ministre de la Santé et de la Prévention, François Braun, au début de l’été 2022 pour répondre à la crise des urgences hospitalières, débordées par la demande de soins alors que la désertification médicale a gagné 87% de l’Hexagone. Mais dans l’esprit collectif, le 15 est associé aux urgences vitales prises en charge par le Samu… Alors, est-ce vraiment judicieux de composer ce numéro en cas de symptômes de gastro-entérite si votre docteur ne peut vous recevoir en consultation ?

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Dans une trentaine de départements déjà, le 15 ne vous adresse pas automatiquement aux médecins régulateurs dédiés aux urgences vitales comme un infarctus ou un accident vasculaire cérébral. Le Finistère et l’Oise sont, par exemple, équipés d’un service d’accès aux soins (SAS). Il s’agit d’une équipe de médecins régulateurs dédiée aux urgences non vitales en journée et le samedi matin, c’est-à-dire pendant les horaires d’ouverture des cabinets médicaux en ville. En clair, ils peuvent vous aider si votre médecin traitant n’est pas disponible.

En fait, lorsque vous composez le 15, votre premier interlocuteur est un assistant de régulation médicale (ARM), ce “métier méconnu” du grand public dont le gouvernement veut grossir les rangs pour répondre à la demande de soins. Formé en 11 mois, l’ARM est chargé d’évaluer le degré d’urgence de votre situation en 45 secondes et de vous diriger soit vers le Samu soit vers le SAS.

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