
C’est un client très déçu qui a «le temps» de se battre pour tous ceux qui, comme lui, ont acheté un produit qui ne correspond pas à leurs besoins. Le 2 février, en Ariège, un septuagénaire achète un aspirateur-laveur pour se débarrasser des poils d’animaux. C’est un problème que connaissent bien les deux foyers français sur trois qui ont au moins un animal de compagnie (chiffre de 2024 du ministère de l’Agriculture). Comme le rapporte La Dépêche, le retraité a dépensé 140 euros dans l’aspirateur-laveur Bissell CrossWave. Après avoir fait ses recherches pour le produit le plus adapté, il choisit celui-ci qui «aspire, lave et sèche tout type de sol», selon l’entreprise.
Mais voilà, à la première utilisation du produit, l’homme se rend compte que l’appareil se bouche. «Ça faisait un mélange de poils, de poussière et d’eau», bien loin de la solution miracle qu’il espérait en se rendant en magasin. Il s’y est alors à nouveau rendu, expliquant son problème, pour se faire rembourser et acheter un autre produit plus adapté. Mais l’enseigne refuse ce remboursement, expliquant que l’aspirateur fonctionne très bien. «Si on m’avait dis dès le départ qu’il n’était pas adapté aux poils d’animaux, je n’aurais pas pris celui-là», explique-t-il à nos confrères.
Le magasin réfute toute responsabilité, mais il demande quand même 500 000 euros
Mais le magasin assure que «le produit est en libre-service et qu’il n’a pas été reçu par un vendeur pour l’aiguiller vers un appareil plus adapté». Une manière de se dédouaner de toute responsabilité. Cela n’est pas suffisant pour le retraité, qui a rédigé plusieurs courriers et même contacté la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes). Un conciliateur de justice a même été saisi, mais rien n’y fait. Alors, le retraité a déposé une plainte contre le magasin et demandé 500 000 euros de dommages et intérêts, avec en plus le remboursement de l’appareil. «Tout le monde n’a pas le temps de porter plainte. Moi je suis retraité. J’ai le temps», explique-t-il, voulant représenter tous les acheteurs qui abandonnent les démarches dans ce type de litige.


















