
L’arrivée de Michel Barnier à Matignon sera-t-elle synonyme de hausse d’impôts ? Face aux réticences affichées par les soutiens de Gabriel Attal et Gérald Darmanin, le Premier ministre avait tempéré il y a quelques jours sur le sujet. Mardi 1er octobre, lors de son discours de politique générale, Michel Barnier a dévoilé son plan : pour réduire la dette publique, deux tiers de l’effort demandé aux Français passera par une réduction des dépenses publiques, et un tiers par une hausse des impôts, mais ciblée, principalement pour les grandes entreprises et les contribuables les plus fortunés.
Un discours avant tout pour rassurer, étayé ce mercredi 2 octobre par le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. À nouveau interrogé sur une possible hausse des impôts, Antoine Armand a confirmé sur RTL que, «oui, un effort sera demandé», mais il sera «une fois qu’on aura réussi à baisser la dépense publique et à celles et ceux qui ont des revenus extrêmement importants». Une hausse qui sera d’ailleurs «exceptionnelle et temporaire».
Qui sont les classes moyennes et classes moyennes supérieures ?
Le locataire de Bercy a été plus loin en assurant que le «barème de l’impôt sur le revenu, cet impôt sur le revenu que payent au quotidien les Françaises et Français qui travaillent, de classe moyenne : c’est non !» Et de marteler : «On ne touchera pas de manière générale au barème de l’impôt sur le revenu pour celles et ceux qui travaillent au quotidien.» Pour le ministre de l’Économie, «celles et ceux qui travaillent doivent continuer à mieux gagner leur vie».
Le ministre a cité la prochaine augmentation du Smic - avancée et revalorisée de 2% en novembre -, mais a refusé de donner davantage de détails quant au seuil retenu quand le gouvernement parle de classes moyennes ou classes moyennes supérieures. «Nous gardons la primeur du prochain budget aux parlementaires», a répété le ministre plusieurs fois sur RTL.
Il a en outre assuré qu’il était «hors de question» que la hausse d’impôt «dure plusieurs années de suite, au même niveau, pour tout le monde». Une chose est certaine : «On ne touchera pas à la fiscalité des classes moyennes», a réitéré Antoine Armand. Mais pour savoir qui est concerné, il faudra encore attendre.



















