Une véritable mise au point. Alors que le gouvernement travaille d’arrache-pied afin de réaliser 40 milliards d’économies pour 2026, Amélie de Montchalin a réaffirmé sa volonté de «réduire la dépense publique», dans des propos rapportés par BFM TV. L’exécutif n’a ainsi «aucune intention de créer de nouveaux impôts» pour faire ses économies, a martelé la ministre des Comptes publics, qui espère voir les dépenses publiques se réduire considérablement. Le gouvernement souhaite retrouver 3 % de déficit d’ici 2029, et 4,6 % de déficit en 2026.

Au micro de Télématin ce mercredi 30 avril, la ministre des Comptes publics a de nouveau assuré, au même titre que François Bayrou, le Premier ministre, et Éric Lombard, le ministre de l’Économie, que le gouvernement ne souhaitait pas augmenter les prélèvements sur les classes moyennes, et donc, créer un nouvel impôt. «Nous sommes le pays record du monde des impôts. 51 % de notre PIB, ce sont des impôts et des recettes pour l’État», a précisé Amélie de Montchalin. «Nous ne pouvons pas nous permettre de créer de nouveaux impôts. Je pense que c’est une position qui est très claire», a-t-elle martelé, ajoutant que le gouvernement ne reviendrait pas sur la suppression de la taxe d’habitation.

Les collectivités territoriales réclament une baisse des dépenses inutiles

Ainsi, des discussions vont débuter, ce mardi 6 mai, avec les collectivités territoriales. «C’est une conférence de financement des territoires avec toutes les collectivités pour que nous recalions nos agendas», a déclaré la membre du gouvernement, précisant que ces dernières lui demandaient de la prévisibilité. «La deuxième chose que nous demandent les collectivités, c’est moins de normes, moins de dépenses inutiles», a annoncé Amélie de Montchalin. Un souhait que partage sûrement une majeure partie de la population française.