Un progrès qui a pour but de minimiser la charge de travail des pilotes en environnements contestés, à visibilité réduite ou de nuit. D’après le média Army Recognition, relayé par Le Parisien, un hélicoptère CH-47F Chinook de l’armée américaine a effectué son premier «atterrissage entièrement automatisé» à l’aide de la technologie «Approach-to-X» (A2X) développée par Boeing. Ce logiciel est conçu pour permettre des «approches tactiques automatisées» conformes aux préférences de vol du pilote, augmentant ainsi la fiabilité de la mission.

Lors de cet essai en vol, l’hélicoptère a utilisé une version améliorée du logiciel DAFCS (Digital Automated Flight Control System) de Boeing pour se poser avec ses quatre roues, sans avoir besoin d’une quelconque intervention du pilote. «Nous avons conçu l’interface et les lois de commande en fonction de la manière dont les pilotes effectueraient naturellement une approche. Notre objectif est que les équipages puissent maintenir une meilleure conscience visuelle de l’extérieur dans une situation tactique», a réagi Deanna DiBernardi, responsable de l’ingénierie des facteurs humains pour le Boeing H-47.

Des essais prévus pour affiner le logiciel

Après que les équipages ont notamment choisi la zone d’atterrissage, l’attitude finale ou encore l’angle d’approche, c’est le système qui guide l’appareil vers le point désigné, tout en gérant les actions de commande nécessaires. Toutefois, les pilotes peuvent être amenés à intervenir avec des commandes manuelles pour ajuster la trajectoire ou le plan de descente dans le cas où les conditions tactiques changent.

D’autres essais sont prévus dans les prochaines semaines pour affiner le logiciel avant son déploiement prévu sur l’ensemble de la flotte Chinook. De quoi améliorer son efficacité dans les missions d’assaut aérien, de réapprovisionnement et d’opérations spéciales. L’armée américaine a d’ailleurs signé un contrat avec Boeing pour six hélicoptères CH-47F Block II Chinook supplémentaires, pour un montant de 324 millions de dollars.