
Une information que Pékin dément. D’après les informations publiées par le Financial Times le mercredi 15 avril, et relayées par BFM TV, un satellite espion chinois a permis à l’Iran de capter des images des bases militaires américaines à travers le Moyen-Orient depuis le début de la guerre, notamment la base aérienne de Muwaffaq Salti en Jordanie et celle de Prince Sultan en Arabie saoudite. Les autorités chinoises ont assuré que l’article du quotidien britannique était «infondé». Ce satellite TEE-01B aurait été acquis par la Force aérospatiale du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) après son lancement dans l'espace depuis la Chine.
Les commandants militaires iraniens ont utilisé ce satellite, construit et mis en orbite par la société chinoise Earth Eye Co, afin de surveiller les sites militaires américains, s'appuyant sur des listes de coordonnées horodatées, des images satellites ainsi que des analyses orbitales, selon le Financial Times. Ainsi, le CGRI a obtenu l'accès à des stations terrestres commerciales exploitées par Emposat, un fournisseur de services de contrôle de satellites et de données basé à Pékin. Son réseau s'étend à travers l'Asie, l'Amérique latine et d'autres régions.
Donald Trump avait menacé la Chine
Dans un communiqué adressé à Reuters, le ministère chinois des Affaires étrangères a tenu à démentir ces informations. «Ces derniers temps, certaines forces se sont employées à fabriquer de toutes pièces des rumeurs et à les associer de manière malveillante à la Chine», a-t-il expliqué, avant de préciser : «La Chine s'oppose fermement à ce genre de pratiques motivées par des arrière-pensées».
Pour rappel, le président américain Donald Trump avait annoncé que la Chine serait confrontée à «de gros problèmes» si elle fournissait des systèmes de défense aérienne à l’Iran. Après la publication de l’article du quotidien britannique, la Maison-Blanche n'a pas souhaité effectuer de commentaires sur les relations entre Emposat et le CGRI.



















