
Alors que le Moyen-Orient est toujours sous tension depuis le début de la guerre déclenchée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, Téhéran brandit une nouvelle menace : le Rastakhiz, surnommé par certains médias iraniens le «missile de l’enfer». Cet engin aux dimensions aux dimensions spectaculaires pourrait être doté de capacités d’impulsion électromagnétique (EMP), capables de perturber ou détruire des équipements électroniques, des réseaux électriques ou encore des systèmes de communication.
Mais en dépit de ces annonces inquiétantes, les zones d’ombre restent nombreuses. Aucune annonce officielle claire et pleinement vérifiée n’a été faite concernant cette arme. Plusieurs plateformes spécialisées estiment même que les informations relayées sont exagérées ou non confirmées. Le Rastakhiz pourrait ainsi relever davantage de la communication militaire et de la propagande que d’un programme opérationnel réellement maîtrisé par Téhéran.
Un missile au cœur de la stratégie de tension iranienne
Invité de BFMTV le 23 mai, le général Jérôme Pellistrandi s'est exprimé au sujet du Rastakhiz. «Ce serait un missile d'environ 14 mètres de hauteur et de 27 tonnes, ce qui en ferait un engin assez puissant», explique-t-il. Selon lui, «la principale interrogation porte sur sa tête, en particulier le fait qu'elle pourrait créer un effet électromagnétique, une très grosse impulsion, comme une espèce de micro-onde qui grille tout ce qui est électronique dans la zone où le missile pourrait frapper».
Le consultant défense tempère néanmoins : «On n'a pas la confirmation que les Iraniens maîtrisent totalement cet effet électromagnétique, mais cela fait partie de la propagande pour dire qu'ils ont des capacités importantes.» Pour Jérôme Pellistrandi, cette communication s’inscrit dans une stratégie plus large de pression régionale menée par Téhéran. Il rappelle notamment que l’Iran a récemment «menacé de frapper en Albanie avec des missiles» et évoque aussi les tirs en direction de la base de Diego Garcia. «Cette menace participe à la stratégie de tension voulue par Téhéran», conclut-il, qualifiant ladite menace de «potentielle».











