
Le conflit entre l’Iran et les États-Unis s'est déplacé jusque dans l’océan Indien, avec deux frappes distinctes visant la base militaire conjointe américano-britannique de Diego Garcia. Selon des responsables américains cités par le Wall Street Journal le 21 mars, deux missiles balistiques ont été tirés en direction de cette installation stratégique. Aucun n’a toutefois atteint sa cible : l’un a connu une défaillance en vol, le second a été intercepté par un missile tiré depuis un navire de guerre US, sans que l’issue précise de cette interception ne soit confirmée par les responsables américains.
Située sur une île isolée de l’archipel des Chagos, territoire britannique, cette base joue un rôle clé pour les opérations militaires américaines, notamment avec la présence de sous-marins nucléaires, de bombardiers et de destroyers. Londres a d’ailleurs conclu en 2025 un accord pour rétrocéder l’archipel à l’île Maurice, tout en conservant un bail de 99 ans sur Diego Garcia afin de maintenir cette implantation stratégique. Le Pentagone, sollicité par le Wall Street Journal, n’a pas souhaité commenter ces informations.
La distance parcourue par les missiles interroge
Plus que l’épisode lui-même, c’est la distance parcourue par les missiles qui suscite l’attention... et l'inquiétude. La base se trouve à environ 4 000 kilomètres du territoire iranien, une portée supérieure à ce qui était jusqu’ici attribué aux capacités balistiques de Téhéran. Cette évolution pourrait redéfinir les équilibres militaires, en ouvrant la possibilité de frappes contre des cibles beaucoup plus éloignées, y compris en Europe.



















