
L’armée ukrainienne a traversé une période critique sur le front de la guerre, depuis la fin du mois de novembre 2025, qui n’est peut-être pas terminée, selon l'Indépendant. Pendant trois mois, les chasseurs F-16 utilisés par Kiev ont connu une pénurie de missiles leur permettant d’intercepter les drones et les missiles de croisière russes. En face, la Russie préparait une nouvelle campagne de frappes aériennes hivernales. Les Ukrainiens ont alors survécu à un hiver sans ressources, sans eau courante ni électricité en raison des attaques russes sur le système énergétique ukrainien.
Selon plusieurs sources relayées par Reuters, lorsque les livraisons de missiles se sont arrêtées, l’Ukraine ne disposait que de quelques missiles air-air AIM-9 «Sidewinder» américains pour toute son escadrille de F-16. Beaucoup de pilotes n’avaient alors plus de quoi armer leurs appareils pendant près d’un mois. Pour l’heure, il est impossible de connaître les origines d’une telle pénurie, et de savoir si celle-ci est due à une lenteur du côté de l’Europe ou des États-Unis.
Une dépendance forte au soutien européen et américain
Une situation qui montre la forte dépendance de l’Ukraine vis-à-vis de l’Europe et des États-Unis en ce qui concerne la livraison d’armes pour maintenir son front et sa défense aérienne. Pourtant, le gouvernement ukrainien alerte depuis le début de la guerre à grande échelle, il y a plus de quatre ans, sur les pénuries régulières d’armes et de munitions.
Pour faire face, les pilotes ukrainiens ont donc dû trouver des solutions de repli. Ils ont notamment tenté d’abattre des drones russes avec les canons rotatifs installés sur les F-16, et ont même tenté d’utiliser des missiles dysfonctionnels par le passé, en espérant pouvoir les réutiliser, parfois avec succès. Ils se sont également beaucoup appuyés sur selon les sources consultées par Reuters. Après plusieurs sem des variantes de missiles AIM-9 datant des années 1970 et 1980,aines dans une situation critique, la pénurie a été comblée en décembre, grâce à la réception de missiles AIM-9 air-air, quelques jours avant une grande attaque russe. L’Allemagne et le Canada auraient confirmé à une source de Reuters avoir tous deux fourni des missiles Sidewinder à l’Ukraine, tout en confirmant «un petit creux» dans les livraisons, sans fournir d’explications. De son côté, le ministre de la Défense nationale canadien a également affirmé qu’une donation de missiles AIM-9M-8 est en cours. Mais la question des munitions reste un défi majeur pour l’Ukraine, car la Russie a les capacités de lancer simultanément plusieurs centaines de drones et de missiles en une seule attaque.



















