Depuis l’opération américano-israélienne «Fureur épique» le 28 février, l’armée française vient en aide aux Émirats arabes unis. Des accords lient les deux pays depuis 1995. Ainsi, des avions Rafale interceptent des drones iraniens au-dessus du territoire émirien. Son ministère de la Défense a assuré avoir intercepté 161 missiles balistiques sur 174, 8 missiles de croisière sur 8 et 645 drones sur 689, selon L’essentiel de l’éco. Le nombre d’attaques permet de se rendre compte de l’ampleur de l’offensive iranienne.

Pour les intercepter, les Rafale de l'armée française utilisent des missiles MICA, fabriqués dans le Loir-et-Cher par MBDA. La nouvelle génération de ces missiles, MICA NG, devrait bientôt intégrer les stocks de l’armée française grâce à une commande de 200 exemplaires en 2018 et une autre de 367 missiles en 2021. Les livraisons devraient s’échelonner de 2026 à 2031. Pour continuer à alimenter les stocks, la Direction générale de l’Armement (DGA) réceptionne des MICA rénovés depuis 2022. Mais cela risque de ne pas être suffisant au vu de l’offensive iranienne.

Une opération qui coûte très cher

Selon une analyse du Grand Continent, la production d’un drone Shahed iranien est estimée à 3 500 euros. Pour les missiles MICA, il faudrait compter entre 600.000 et 1,5 million d’euros pièce. Neutraliser un drone iranien est donc bien plus cher pour la France que pour l’Iran, ce qui ne semble pas être une situation tenable sur le long terme. Ainsi, Sébastien Lecornu, Premier ministre et ancien ministre des Armées, a convoqué l’état-major des armées, la DGA et MBDA mardi à Matignon. Ils vont tenter de trouver une solution pour lutter contre les drones iraniens avec des techniques de défense moins onéreuses dont le stock n’est pas aussi limité que celui des MICA.