C’est une petite révolution dans le milieu de l’aéronautique. La Chine a dévoilé les premières images du «Jiutian SS-UAV», un drone polyvalent considéré comme un «vaisseau-mère» sans pilote de drone capable de lancer des essaims de petits drones, rapporte 20 Minutes. Présenté pour la première fois lors du 15e salon aéronautique de Zhuhai en novembre 2024, ce vaisseau présente des caractéristiques impressionnantes.

Avec une envergure de 25 mètres, le «Jiutian SS-UAV» affiche un poids maximal de 16 tonnes au décollage, dont 6 tonnes de charges utiles maximum. «Dès lors, on peut s’interroger sur le type de drones qu’il serait réellement capable d’embarquer», souligne le site spécialisé Defense Express. Selon les médias chinois, l’engin serait capable d’embarquer près d’une centaine de drones kamikazes lors de missions de combat ou des drones ayant une mission de surveillance. Il pourrait également enchaîner les missions de reconnaissance et de renseignement, et même servir pour la guerre électronique ou la défense des frontières chinoises.

Une arme polyvalente

Capable de voler durant neuf jours et de parcourir jusqu’à 7 000 kilomètres de distance à 15 000 mètres d’altitude, la force du «Jiutian SS-UAV» réside surtout dans sa polyvalence. Ses huit points d’emport externes lui permettent en effet d’emporter à son bord des armes lourdes dont des bombes sur six d’entre eux ainsi que des missiles air-air sur les deux autres.

Alors que la chaîne de télévision publique chinoise CCTV 13 a indiqué que le «Jiutian SS-UAV» devrait réaliser son premier vol d’essai en juin prochain pour une batterie de tests, dans le cas où ceux-ci seraient effectués avec succès, l’engin pourrait devenir une véritable arme pour Pékin, notamment dans le cadre de conflits régionaux comme c’est le cas avec Taïwan. Pour autant, bien que des experts militaires chinois aient d’ores et déjà affirmé qu’une fois équipé de systèmes électroniques avancés, le vaisseau pourrait neutraliser les radars adverses, reste que l’appareil fait déjà l’objet de nombreuses critiques. Avec une vitesse de 700 km/heure, ce dernier n’aurait en effet «pratiquement aucune chance» pour faire face aux systèmes de défense américains, européens et de certaines régions d’Asie, selon le New York Post.